Biographie Suite

La même année, il est désigné par la maison Gallimard comme celui qui représentera  les 50 ans de la Série Noire en offrant aux lecteurs du Monde une novella, cette fois dans le pur esprit cyberpunk : Là où tombent les anges.

En 1994 et 1995 il se rend en ex-Yougoslavie, en qualité de “témoin”, à titre personnel, du côté des catholiques Croates, avant que l’infernal domino de la guerre civile ne le conduise à soutenir également les Musulmans de Bosnie génocidés par les troupiers communistes de Milosevic.

Lassé d’une France indécise et inactive politiquement, d’une Europe qu’il juge en pleine dislocation, comme en témoigne le conflit yougoslave, ayant vu de près la nature de la violence urbaine banlieusarde, et afin d’échapper aux milieux littéraires nationaux, il décide de s’exiler en Amérique du Nord, à Montréal. En cadeau d’adieu, il participe à l’enregistrement d’Utopia, le très attendu second album de No One Is Innocent.

En 1998, il s’installe à Montréal, et 1999 voit la publication de Babylon Babies très bien accueillie par la critique et troisième best-seller consécutif, adapté au cinéma par la major Hollywoodienne “XXth Century Fox” (budget 60 millions d’euros) avec Mathieu Kassovitz aux commandes de la réalisation Ce sera de son exil canadien que Maurice G. Dantec achèvera Babylon Babies qui sera traduit dans 19 pays. Ce troisième roman marque une étape essentielle dans sa carrière. Il boucle la boucle initiée par La Sirène Rouge, et on pressent un important virage à venir. Malgré un accueil critique assez largement unanime, Babylon Babies est un ouvrage que Dantec lui-même qualifie “de transition”, une sorte d’équivalent livresque d’un Beatles For Sale, pour prendre une image qui serait familière au Fab Four Maniac qu’il est.