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Florilège des critiques de l'adaptation

 

 

 

  • Extraits de critiques presse -

Ciné Live - Laurent Dijan
Sorte de version finchero-lynchienne de Léon

Vogue - La rédaction
Mégaton, ex "clip-maker", soigne avec élégance cette fugue criblée de balles adoucie par la rencontre entre la fillette et un mercenaire nettoyeur, cousin du Léon de Luc Besson, travaillé au corps par ses états d'âme.

Marianne - I. M.
Diffusant une énergie atomique, Mégaton aborde un genre abandonnée par nos cinéastes français : le bon vieux polar, qui, du coup, prend ici un coup de jeune. Déjà comparé à Kassovitz et à Kounen, cet ami de Dantec connaîtra-t-il enfin la célébrité ? On peut le croire.

Le Figaro - Christian Gonzalez
Dans "la Sirène rouge", superbe film d'action, on retrouve Jean-Marc Barr en tueur romantique et vulnérable. 

Première - Sophie Grassin
Après le calamiteux Exit, La Sirène rouge relève la barre. Mais le cas Mégaton réclame une troisième expertise. 

Libération - Frédéric Pruchon
Sorte de film mercenaire, cette soupe à la Léon servie par un jeune pseudosurdoué est très vite lassante. (...) Mais c'est surtout le manichéisme, constant, qui provoque une absence totale de surprise.

L'Express - Stéphane Brisset

Si Megaton se révèle plus doué pour aligner les plans chocs que pour diriger ses comédiens, il pratique néanmoins une perpétuelle confusion entre les termes "sens", "sensation" et "sensationnel". 

Télérama - Cécile Mury
Quant à Asia Argento, femme flic dépassé par les évènements, elle visite le film en touriste maussade.

Le Monde - Jean-Michel Frodon
(...) sa faiblesse prouve qu'à vouloir imiter les plus grossières recettes hollywoodiennes sans en avoir ni le savoir-faire ni les moyens on sombre, effectivement, dans le plus total ridicule. 

Chronic'art.com - Elysabeth François
Encore moins à l'aise dans les scènes "posées", Mégaton se révèle incapable de diriger correctement des acteurs réduits à faire maladroitement semblant -exception faite d'un Jean-Marc Barr étonnamment classe avec ses lunettes de soleil Ray-Ban dernier cri.

Elle a douze ans, une mère redoutable et une armée de tueurs à ses trousses. Il a quarante ans, l'habitude de tuer et plus grand chose à perdre. Il tombe sur ce petit ange par hasard et décide de l'aider à retrouver son père.


Enième tentative de film de genre à la française, La Sirène rouge était un pari risqué. Transcrire l'univers très sombre de Maurice G. Dantec (lire le portrait) au cinéma, mettre en image son écriture paranoïaque et hallucinatoire tient de la gageure. Même si La Sirène rouge, son premier roman, présente une intrigue très linéaire, l'auteur cyberpunk qui fait une courte guest dans le film, superpose petite et grande histoire, trame policière classique et constat pessimiste sur le monde contemporain dans un flux verbal apocalyptique qui privilégie l'atmosphère à la crédibilité. Hélas, malgré une courte introduction en Yougoslavie, le film polit la noirceur thématique du livre. La lente descente au sein du mal humain des snipers serbes aux amateurs de snuff movie n'est que brièvement évoquée. Oliver Megaton et les quatre scénaristes n'ont retenu du roman originel que le moins intéressant, la trame ultra-simpliste: une chasse à la fillette, de Paris au Portugal, avec un mercenaire désabusé pour baby-sitter. Hormis ce dernier, les personnages ne sont qu'effleurés, caractérisés à l'extrême. On retrouve bien sûr la gentille flic au grand coeur, la fillette ingénue, la mère mante religieuse à l'accent germanique et l'inspecteur de police dragueur. La première partie du film manque de nerf, la seconde de substance et l'émotion ne vient jamais. Seul Jean-Marc Barr tire son épingle du jeu et campe un héros charismatique et intéressant.

Pourtant Olivier Megaton a du talent. Après un premier film sous forme d'exercice de style, Exit, il démontre ici sa puissance visuelle. Venu du clip vidéo, il excelle dans l'utilisation de la musique pour rythmer des scènes d'action spectaculaires et efficaces. Ces poussées d'adrénaline très maîtrisées s'incorporent mal à une narration brouillonne mais on devine le potentiel de ce jeune cinéaste à suivre. Sa mise en scène reste sous influence - un générique à la Seven, une attaque de chambre d'hôtel digne de Léon. Il oublie parfois que les effets et les mouvements de caméra doivent être motivés par le sens de la séquence ou même du plan et on devine chez lui une constante volonté d'en mettre plein la vue, à défaut de servir idéalement le scénario. Tourné en anglais avec un casting international - Asia Argento (lire le portrait culculte), Jean-Marc Barr, Frances Barber -, adapté d'un best-seller, doté d'un gros budget pour une production française, La Sirène rouge affichait des ambitions élevées. Sans être un ratage éhonté, le résultat est une déception, transformant un roman au style unique en thriller de facture classique, formellement ambitieux mais gâché par des détails irritants. Film de Culte

 

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