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PERIPHERIQUES

PERIPHERIQUES

Parution 2003
ISBN 2080683977 Flammarion
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Préface de Joël Houssin

Mention principale essais et nouvelles réunis par Richard Comballot

Format : 16 x 24 cm / 280 pages - Flammarion 

Périphériques est un recueil d'essais, de textes, d'interviews et de nouvelles. Ce recueil rassemble, outre les Théâtres des Opérations, l'essentiel des écrits polémiques de Maurice G. Dantec. Un second tome est actuellement en préparation.

"Mes livres sont des machines de guerre, parce qu’ils sont des machines de quatrième espèce. J’entends bien qu’ils soient de véritables virus psychiques au service de la Vérité "

Maurice G. Dantec.

 


 

Composé de quatorze textes, jusque-là éparpillés dans la presse - Le Monde, Les Temps modernes, Le Magazine littéraire... - dans des collectifs ou sur le Net, ce recueil fait cohabiter nouvelles et essais, montrant du même coup que non seulement Dantec est aussi à l'aise sur le court que sur le long, mais que, contraint à une certaine concision, il parvient à davantage encore de précision dans son propos, à une écriture quasi chirurgicale et une densité optimale. Articles engagés - sur les attentats du 11 septembre 2001, sur la politique, l'art et la littérature -, nouvelles cauchemars - réponse aux Cyberpunks américains -, ces textes font de leur auteur un écrivain visionnaire et un esprit farouchement indépendant qui n'hésite pas à se raconter longuement ici, dans un entretien où on le retrouve tout entier, toujours désireux d'"atteindre la vérité en pleine tête, avec un fusil à lunette". Les livres signés Maurice G. Dantec étant tous de "forts volumes", certains se demandaient ce qu'il donnerait sur de plus courtes distances. Périphériques est à cet égard la meilleure réponse qui soit. Composé de quatorze textes, jusque-là éparpillés dans la presse - Le Monde, Les Temps modernes, Le Magazine littéraire... - dans des collectifs ou sur le Net, ce recueil fait cohabiter nouvelles et essais, montrant du même coup que non seulement Dantec est aussi à l'aise sur le court que sur le long, mais que, contraint à une certaine concision, il parvient à davantage encore de précision dans son propos, à une écriture quasi chirurgicale et une densité optimale. Articles engagés - sur les attentats du 11 septembre 2001, sur la politique, l'art et la littérature -, nouvelles cauchemars - réponse aux Cyberpunks américains -, ces textes font de leur auteur, Grand prix de l'Imaginaire pour son second roman, un écrivain visionnaire et un esprit farouchement indépendant (d'où son rapport terroriste avec la machine à décerveler qu'est la télévision)... qui n'hésite pas à se raconter longuement ici, dans un entretien où on le retrouve tout entier, toujours désireux d'"atteindre la vérité en pleine tête, avec un fusil à lunette".

 


 

Je l'ai déjà écrit ailleurs, cette compilation made in dantecland de quatre nouvelles, sept articles, un discours, une conférence et une longue interview apporte un éclairage conséquent sur des zones d'ombres liées au grand oeuvre de Maurice G. Dantec. Si le lectorat peut se repaître jusqu'à plus soif du discuté Villa Vortex paru ces derniers temps chez Gallimard dans La Noire, pavé disjoncté (encore qu'il conviendrait plutôt d'écrire : sur la dis-jonction) qui fait couler beaucoup d'encre, le mieux est de se plonger dans ce cocktail pour le moins disparate et explosif des prises de positions de notre auteur.

Pour la simple et bonne raison qu'avant de lancer son Villa Vortex enflammé (et de l'avis de certains fort indigeste à force de mélange détonnant), destiné à prendre à rebrousse-poil ses propes fidèles et à tester les limites de leur tolérance, le Dantec qu'on découvre ici, fait de briques et de broc, s'affirme comme un nouvelliste épatant, qui rôde encore sa machine de guerre et n'a pas entamé la courbe suicidaire qui semble désormais être son objectif : Périphériques nous parle d'un temps où le romancier cherchait encore à plaire à ses lecteurs au lieu de les dérouter à tout prix... Le littéraire, Frédéric Grolleau

 



De filliation houellebecquienne - bien que l'immédiateté apocalyptique échappe au discours régressif - Maurice Dantec offre sans compter aux "50 000 lecteurs" de chacune de ses oeuvres protéburantes - LA SIRENE ROUGE, LES RACINES DU MAL, BABYLONES BABIES - de quoi ré-ajuster l'homme orbital à défaut de l'accuser d'oeuvrer pour de passéistes frontières dans lesquelles aujourd'hui s'insèrent déjà les valeurs perdues d'un demain qui perdure hier.... Aussi prend-il un scientifico-malino plaisir à nous technoligiser la cervelle jusqu'à ce qu'elle "Eurimplose", révélant des pans entiers non pas de sa personnalité mais des personnages qu'il revendique jusqu'à faire corps avec eux - même s'il s'agit de presque décédés personnages - Dantec nous plonge sans explicitation dans la foison des fusions de genre dont il tire les meilleurs pages d'un littérature qui sans conteste révolutionne l'approche de la S-F, certainement, mais plus encore toutes approches littéraires réalistes à la française dont beaucoup de lecteurs n'ont plus que faire... Et pour cause, le minimalisme s'affranchit mal en ces jours de souffrances exhaustives du millénarisme. Dantec vous dira que le siècle est bavard, et que bizarre les plumes se taisent...

Enfin Dantec est de retour, pessimiste jusqu'à la moëlle mais optimiste dans ce qu'elle véhicule comme cancers nécessaires. La littérature est responsable du monde, il vous l'expliquera, et pourquoi? Parce qu'au commencement était le Verbe. Non pas magnifique, non pas sensible, non pas métaphysique. Indispensable. Guerrier. Terroriste comme se doit être toute littérature qui possède un style comme le poignard son lot de sang frais...
GD

 


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