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COSMOS INCORPORATED

COSMOS INCORPORATED

Parution 2005
ISBN 2226158529 Albin Michel
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Langue : Français Éditeur : Albin Michel (24 août 2005)
Collection : LITT.GENERALE
Format : Broché - 568 pages
Dimensions (en cm) : 15 x 5 x 23

 

« Il fait partie d'un secret plus terrible encore que lui-même. Il fait partie d'un inframonde qui n'apparaît que par la trace laissée par la mort derrière elle. Il sait maintenant pourquoi il est venu. Ici, dans cette ville en particulier. Le bloc mémoriel se réassemble doucement dans son esprit. Des souvenirs, encore très parcellaires, se reforment, accompagnés de sensations, de connaissances élémentaires et de quelques graphiques. Mais cela lui suffit pour savoir l'essentiel : s'il est venu ici, c'est pour tuer un homme. »

 


Dans la veine de son exploration du monde post-humain inauguré par notre XXIe siècle, Maurice G. Dantec entraîne le lecteur vers une zone trouble du monde formaté qui s'est installé après les dévastations du " grand Djihad " : la ville de Grande Jonction et son cosmodrome privé. Sergueï Plotkine vient s'y installer car il doit en tuer le maire. Seulement, Plotkine - comme le lecteur - va découvrir progressivement qu'il fait partie d'un secret plus terrible encore que son " contrat "... Mêlant science-fiction, métaphysique, politique et techniques du polar, Dantec nous plonge dans un univers robotisé où les machines ont plus d'âme que la plupart des hommes.

 

 

« En matière d'intrigues, Dantec n'a pas perdu la main. A son mysticis

me Apocalyptique parfois incontrôlé, répond un humour visionnaire imprécatoire et vertigineux particulièrement tonique. » Livre-Hebdos, septembre 2005

« Dantec fera parler de lui avec Cosmos Incorporated, encore plus extravagant que ses précédents romans. Mais ce n'est encore rien par rapport à son journal déjà censuré deux fois qui lui, devrait être encore plus tapageur »

Le Figaro, septembre 2005

"Colossal, le dernier Dantec". Marianne, septembre 2005. 

« Babylon babies va bientôt devenir un grand film de Mathieu Kassowitz. Tout le monde parlera alors de Dantec, autant alors être dans les premiers à dire son importance, et sa prose unique au monde. » Voici, Frédéric Beigbeder, juin 2005

« La rentrée sera dominée par un seul match, sonnera sous le choc des Titans : Houellebecq vs Dantec. « Quelque-part dans le prolongement de Céline et de Marylin Manson, Dantec se veut le romancier-guerrier du XXIeme siècle. Dantec est le styliste qui a remis le lyrisme là où les usines s'effondrent comme notre monde. Plus que personne dans son temps et dans ses fragrances, il n'avait pas été aussi loin stylistiquement que depuis les Racines du Mal. On retrouve sa poésie spatiale au service d'une fluidité narrative intacte et schizo. Si Dantec n'est plus un individu en cours de réinitialisation comme le personnage central du début de son livre, il est tout à la fois les personnages de ses romans et la voix de son temps, mettant autant de Foi dans la parole que dans l'invisible. Pourquoi se dispenser d'un écrivain qui fait du corps et du cerveau humain un perpétuel champ d'expérimentation romanesque, d'un écrivain qui avec un clavier pourrait tuer un homme ou ouvrir un monde ? »

L'Optimum, septembre 2005

« Les écrivains à la mode prédisent l'Apocalypse. Le très noir Maurice G. Dantec annonce une marche en arrière du progrès. Les faits semblent lui donner raison. »
Le Figaro, septembre 2005

« Auteur culte dès la publication de son premier livre, le Prince du néo-polar accumule les provocations et il est avec Houellebecq candidat au grade de plus grand écrivain de sa génération. Quand American Black box avait failli être récupérer par Flammarion, les avocats de la rue Racine avait épinglé les passages à supprimer pour éviter les procès. Réponse, superbe, de Dantec : « Je dénie à quiconque le droit de m'imposer ce que je dois penser. »
Lire, septembre 2005

« C'est l'autre bombe de la rentrée littéraire avec Houellebecq. Les uns l'accusent d'extrémisme néo-fasciste, tandis que ces admirateurs, comme Patrick Raynal, Directeur de la Série Noire de Gallimard, voit en lui le plus grand écrivain du siècle. Il est vrai que ses pavés guerriers, visionnaires et métaphysiques décoiffent sacrément plus que les bonnes ½uvres engagées dans la course aux honneurs. Son nouveau roman reste dans la même veine : un tueur façonné sur le modèle des Mafias russo-américaines, un futur totalitaire, une humanité robotisée. Cauchemardesque et hypnotisant. »
Atmosphères, septembre 2005

« Irréductibles à un simple roman d'anticipation, livre englobant et dépassant les oeuvres antérieures de Dantec, cet ouvrage aborde les concepts chers à l'auteur culte : l'identité, l'articulation entre liberté et égalité, le rapport homme-technologie, la déshumanisation, le nihilisme, l'abandon de la Foi en une métaforce créatrice. Le livre progresse et se nourrit d'innovations fictionnelles éblouissantes, tel El Senor Metatron, aussi ingénieux que la Schizomatrice des Racines du Mal. »
Page, septembre 2005

« Entre deux polémiques, Maurice G. Dantec revient en grande forme avec son nouveau roman, Cosmos Incorporated. Un roman-monde, une fable noire aux ramifications infinies. Rythmes secoués, dialogues sombres, couleurs fortes. Maurice G. Dantec peint des villes disloquées, des amours terrifiées, des êtres enflammés. Il voit vaste et sombre. Il parle de la fin du monde. Cataclysmes, Inhumanités. Destructions. Il y croit tellement qu'il nous y fait croire. Et dit ici plus clairement qu'ailleurs : sans moi. Une idée à la minute. »
Le magazine Littéraire, , septembre 2005

« D'abord célébré par la presse branchée et la gauche alternative, ce fils de communistes élevé dans une banlieue rouge parisienne, passé par le Punk et la musique techno-pop (dont il a conservé quelques habitudes vestimentaires et postures provocatrices de Dandy situationniste ), a vite effrayé ses idoles lorsqu'il s'est déclaré « écrivain combattant, sioniste et chrétien » et défenseur de l'Empire Nord Américain. Depuis son exil québécois en 1998, il entreprend la rédaction d'un journal métaphysique et polémique (Les TdO) dans lequel il pourfend la décadence européenne et bouscule le politiquement correct à la française. C'est d'ailleurs la publication du troisième tome de ce journal où il affirme « être passé à un stade supérieur de l'offensive tout azimuts contre l'Islam, la gaugauche mondiale, la presse aux ordres, les petits-néo-collabos franchouillards. », qui a provoqué son départ de chez Gallimard, lequel souhaitait l'amputer de certains passages virulents. Aujourd'hui, chez Albin Michel, la sortie très attendue et non censurée d'American Black Box, au début 2006, risque de prolonger encore par le scandale l'actualité de cet auteur au pouvoir créateur aussi singulier que controversé. A suivre. »
Le spectacle du Monde, septembre 2005

« Deux livres phrases pour nos lecteurs : La Possibilité d'une île et Cosmos Incorporated de Maurice G. Dantec.
Le Point, septembre 2005

« On connaît l'écrivain, un rien allumé, auteurs d'explosifs romans passionnants. On connaît le penseur aux sorties polémiques. Et voilà l'ébouriffant polar techno-mystique de Dantec. De la totale maîtrise d'écriture, et de l'énergie (mystique ?) qui irradie le texte. »
Marianne, septembre 2005

« Le style de Dantec se déploie en efflorescences extravagantes, en descriptions fascinées et lyriques d'une dimension hors normes, en fulgurances qui transcendent les concepts de Science Fiction qu'elles sont censées servir. Il fait plus que créer un monde : il offre une infinités de possibilités poétiques à notre imaginaire. Son hommage appuyé à 2001, odyssée de l'Espace prend tout le sens d'une filiation. C'est dans le même mélange d'émerveillement et d'incompréhension que l'on se situe. »
Le Journal du Dimanche, septembre 2005

« Maurice G. Dantec et Michel Houellebecq sont les deux stylistes de droite de la génération post-68. Leurs positions et déclarations font toujours parler et ils sont les deux évènements de cette rentrée littéraire. Mais Dantec semble le plus prospectif et le mieux armé, comme en témoigne ce somptueux Cosmos Incorporated. »
Virgin Hebdo, septembre 2005


Ce n'est pas le moindre des paradoxes de voir Maurice G. Dantec, réputé le plus américains des écrivains français contemporains, à la fureur néo-conservatrice dérangeante, qui rêvait dans son précédent roman, Villa Vortex, de voir les Champs Elysées à feu et à sang, prendre aujourd'hui le chemin de la résistance. Lui qui appartenait résolument au monde de la science fiction dernière mouture, celle du thriller de l'hypertechnologie, appelée cyber-polar, a écrit avec Cosmos Incorporated, le récit d'une reconquête spirituelle sur le monde machine. Les lecteurs de Dantec connaissent l'opulence de son style, , au rythme discursif, chargé de néologismes scientifiques, conçus par cet artificier fou comme autant d'armes de destructions massives pour décoiffer les perruques d'une littérature condamnée à la répétition.  Ce qui ne va pas sans rendre ses écrits révolutionnaires à la tonalité métallique, au verbe tourbillonnant, parfois inquiétants,  souvent cryptique. Mais cette fois-ci, dans Cosmos Incorporated, Dantec, qui ajoute à son répertoire une érudition théologique frisant le kitsh, a su dépasser son instinct vengeur qui avait explosé sans retenu dans Villa Vortex pour mieux faire entendre son propos. Dantec se révèle finalement plus catholique et talon rouge que « born again » et « white trash ». Lui, l'enfant de la révolution blanche et noire du Punk-rock des années 70', a puisé dans la tradition de notre littérature fin de siècle, chez un Villiers de L'Isle Adam et chez un Huysmans, ses techniques de narration en situation d'humanité résiduelle. A la suite de ses maîtres français du XIXème siècle, eux aussi convertis, il fait de la forme le sujet de l'action, un roman de mise en abîme, qui serait l'ultime parade de l'écrivain anti-moderne pour sauver son âme avant qu'il ne reste plus rien.
Le Figaro littéraire, septembre 2005

 


Dantec continue son exploration des futurs possibles de l'humanité du point de vue déjà utilisé dans Villa Vortex et parfois déroutant du méta-roman. Une fois que l'on s'est habitué aux tics de langage de l'auteur, qui font aussi son charme propre, on est obligé de reconnaître la profonde originalité de ce récit mêlant des perspectives terrestres effrayantes à un vertige théologique tout à fait cohérent et enraciné dans la spiritualité du judéo-christianisme. Une oeuvre réactionnaire et tonifiante qui se détache et mérite incontestablement le détour si on prend la peine de surmonter les sinuosités métaphysiques du récit et d'avancer vers sa conclusion lumineuse. JFS


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