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> La une > In-Texto > SPARTE SOUTIENDRA ATHÈNES SPARTE SOUTIENDRA ATHÈNES SPARTE SOUTIENDRA ATHÈNES pour la revue française Ring, février 2007 Soyons clairs : Nous n'aimons pas Charlie-Hebdo, ni la plupart des plumitifs qui y officient. Ils nous paraissent responsables de la déculturation gauchiste à l'oeuvre depuis plus de 30 ans. Il nous semble clair que cet organe de presse a, par ses multiples prises de positions, tant sociales, géopolitiques, philosophiques, que strictement "culturelles", participé à la création de la situation dont il est aujourd'hui la victime. Les gauchistes ont cette vocation, ontologique, d'être toujours les "idiots utiles" d'un totalitarisme mieux charpenté que le leur, avant de rester aussi idiots, mais bien moins utiles, donc encombrants, qu'on se souvienne de ce qui est arrivé aux marxistes-léninistes iraniens dès 1980. Cette fois, on peut espérer que cela leur servira de leçon. L'islamisation du pays est la conséquence de la politique migratoire post-coloniale, bardée d'anti-racisme onuzi et de " tolérance" systématique envers l'intolérable, que les gouvernements de la République ont instauré depuis le tournant des années 60/70. Maintenant que l'extrême-gauche est dans le collimateur de ceux qu'elle a toujours défendu (les pauvres-arabes-victimes-de-l'impérialisme, etc, etc), la tentation est grande, pour tous ceux qui savaient vers quoi la France se précipitait comme un seul homme, armé d'une rose au poing, de la laisser à son triste sort, aux prises avec les "victimes" de l'horrible colonialisme euro-américano-sioniste. Il doit subsister une once de compassion dans nos coeurs, visiblement: comme à l'époque des Thermopyles, Sparte saura se montrer indulgente et aidera Athènes à se débarasser de l'invasion totalitaire qui désormais la menace, après qu'elle l'ait aidé à prospérer. C'est la raison pour laquelle, d'une façon très nette, nous affirmons notre soutien à Charlie-Hebdo dans l'affaire judiciaire qui l'oppose aux tenants de la Charia. C'est la raison pour laquelle nous n'entendons pas, sans exprimer notre dégoût, laisser condamner qui que ce soit, sur notre sol, par les tenants d'une loi venue du désert, celui qui comme Nietzsche le disait, croit sans cesse, celui du nihilisme ultime, celui de la Simulation de la Transcendance. Ecrit par Maurice G. DANTEC |