
|
> La une > Cold Chamber > LA DICTATURE EUROCRATIQUE LA DICTATURE EUROCRATIQUE
La tension s'accroît en Ukraine. Des milliers de
soldats marchaient ce samedi sur Kiev sur l'ordre du président Viktor
Iouchtchenko, engagé depuis plusieurs mois dans un bras de fer avec le Premier
ministre Viktor Ianoukovitch. Les deux hommes devaient se rencontrer une
nouvelle fois samedi pour tenter de sortir de la crise.
Cette semaine, la décision du chef d'Etat ukrainien de limoger le procureur-général, Svyatoslav Piskoune, et de prendre le contrôle des troupes du ministère de l'Intérieur, invoquant la nécessité de se défendre contre certaines «forces politiques» menaçant la «sécurité nationale», a marqué une nouvelle escalade dans la confrontation. «Faire entrer les troupes (du ministère) de l'Intérieur dans la ville est nécessaire pour garantir la tranquillité de la ville, pour prévenir toute provocation», a affirmé Ivan Plioutch, chef du Conseil national de sécurité et allié de M. Iouchtchenko. On ignorait dans l'immédiat le nombre d'hommes envoyés à Kiev, mais le vice-ministre de l'Intérieur, Mikhail Kornïenko, a affirmé que 2 050 hommes se dirigeaient vers la capitale. MM. Iouchtchenko et Ianoukovitch, ainsi que d'autres responsables politiques, se sont rencontrés vendredi soir pour des pourparlers qui ont duré jusqu'à samedi matin. Il s'agissait de leur premier entretien depuis la nouvelle crise de cette semaine. Les discussions ont pris fin sans progrès visibles, et ont repris brièvement samedi. Les deux leaders devaient se retrouver plus tard dans la journée. Les tensions sont vives depuis la dissolution du Parlement, le 2 avril, par Viktor Iouchtchenko, et la convocation de législatives anticipées, M. Ianoukovitch et sa coalition tentant selon lui d'usurper son pouvoir. Le Parlement, où la coalition du Premier ministre est majoritaire, a défié l'ordre présidentiel, le qualifiant d'anticonstitutionnel. La décision de M. Iouchtchenko de dissoudre le Parlement a entraîné, des semaines durant, querelles et manifestations réunissant respectivement des partisans du Président et du Premier ministre. Cependant, aucun trouble n'a éclaté. M. Iouchtchenko, partisan d'un rapprochement avec l'Union européenne et l'Alliance atlantique, et M. Ianoukovitch sont convenus de respecter la décision que doit rendre la Cour constitutionnelle concernant l'ordre de dissolution. Mais les délibérations de la cour ont été compliquées par la décision du président de limoger plusieurs des juges qui en sont membres. Nouveau rebondissement jeudi: M. Iouchtchenko a décidé de limoger le procureur-général, Sviatoslav Piskoune, au motif que ce dernier, membre du Parlement, ne pouvait simultanément assumer la fonction de procureur en chef. Le ministère de l'Intérieur, dirigé par un proche de Viktor Ianoukovitch, a réagi en déployant des policiers anti-émeutes autour du bureau de M. Piskoune, membre du parti du chef du gouvernement. Contestant dans un premier temps la décision présidentielle, M. Piskoune a de son côté précisé qu'il démissionnerait une fois l'ordre officiellement publié, ce qui a été fait vendredi. Mais il a alors fait appel devant un tribunal régional de Kiev, et dans la soirée, celui-ci a décidé de le rétablir dans ses fonctions. Ecrit par Agent SMITH Liste des contributions
| ||||||||||||||||||