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2007 - TRADUCTION DU PORTRAIT DE DANTEC DANS "IL FOGLIO"

2007 - TRADUCTION DU PORTRAIT DE DANTEC DANS "IL FOGLIO"

Traduction de l’article de Marina Valensise « Il Foglio » par Daniella Bailly professeur d’Italien, membre de la communauté des lecteurs de Maurice G Dantec, The Babylon Babies.


Au premier abord, Maurice G. Dantec est un peu effrayant. L’air torve, les cheveux noirs, la barbe rare et mal rasée à la Mickey Rourke, le regard caché derrière des lunettes noires qu’il porte en permanence, même dans sa vie, même sur les plateaux de télévision. Ceux qui le connaissent bien assurent que c’est un homme affable, prévenant et gentil, très respectueux, un homme de ceux qui n’élèvent jamais la voix en privé et qui sont incapables de vous faire faux bond. David Kersan, qui travaille avec lui, éditeur de trente ans, un passé d’expériences extrêmes en tant que membre d’un club de combat sans règles, son ami depuis trois ans, son agent littéraire et son homme de confiance, ne peut  parler de lui sans s’émouvoir et sans en exalter « la lumière artistique, donc humaine, la puissance transfiguratrice ». Mais si on ne l’a jamais approché, qu’on s’en tient aux photos qui circulent ou à ses apparitions télévisées, on pourrait facilement  le prendre pour un tueurs à gages ou pour un jeteur de sorts. Et on se tromperait. Parce que Maurice Dantec est avant tout un écrivain, un prophète, un mystique, un combattant chrétien, sioniste et pro-américain, un anti-laïque et un contre-révolutionnaire militant. En somme, le dernier scandale de la littérature française.

 

Il s’est converti au catholicisme il y a trois ans,  choisissant exprès le moment où la religion de la sainte Eglise romaine est, comme il le dit « irrésistiblement condamnée ». Dantec vit au Canada depuis1998. Il a choisi l’exil volontaire à Montréal, où il habite avec sa femme et sa fille dans un immense loft de près de 400 m², par dégoût de la vieille et veule Europe nihiliste, désormais aux mains d’une islamisation selon lui incontrôlable. << Je ne voulais pas que ma fille puisse être agressée par ces bêtes féroces  >> déclara-t-il pour justifier son départ. Il se fit donc baptiser à Montréal dans la petite chapelle des Pères de la Sainte Croix, par un vieux dominicain de 86 ans, Edmond Robillard, que lui avaient recommandé ses amis traditionalistes, un saint homme extrêmement cultivé et revêche qui célébrait les sacrements pour la dernière fois, après une vie passée à traduire les œuvres du cardinal Newman et les textes  de Saint Thomas d’Aquin. Ce jour là commença pour Dantec la transfiguration. Le baptême fut en effet pour lui un nouveau départ. Il marqua sa redécouverte du sujet « co-présence avec l’Etre, qui projette son origine et retranscrit son télos à travers le Néant » comme il l’écrivit dans son journal,   American Black Box  paru récemment chez Albin Michel, dernier tome d’une trilogie, Le Théâtre des Opérations  commencée en 1999, composé comme les deux premiers tomes, de sept cents pages d’une prose fleuve et de palimpsestes de prophéties apocalyptiques,  de considérations mystico-scientifiques et de réflexions historico-politiques incendiaires.

Cette conversion ouvrit donc à Dantec la voie vers la réconciliation avec la vérité ou mieux, le retour à la vérité, ultime et définitive ressource contre le nihilisme et les illusions profanatrices  des contemporains. Dantec se considérait en effet un Français errant en Amérique, un Atlante comme il l’écrit lui-même « un réfugié politique meta-national en exil permanent ». Issu d’une famille de militants communistes, élevé dans le culte de l’URSS et dans la dévotion à Joseph Staline (son père dirigeait l’agence de presse du PCF), adolescent plongé dans la barbarie de la banlieue, à Ivry sur Seine, où le précepte universel de conduite n’était pas de tendre l’autre joue mais plutôt « nique ta mère », (…) il décida, avec son baptême et sa conversion au catholicisme de devenir « un témoin qui ne se tait jamais, sinon dans le silence de Dieu ». Et il écrivit dans son journal « Je suis ici pour dire que la Parole n’est pas morte, pour dire qu’elle se fait Acte. Je suis un Catholique. Un Catholique du futur, un catholique de la Fin des Temps . »

Ce qui reste mystérieux et fulgurant, c’est que la metanoïa au nom de l’Etre et du Dieu incarné, le toucha lui, justement, Maurice G Dantec, l’homme peut-être le plus éloigné au monde de l’idée de grâce, le tempérament apparemment le plus réfractaire à la révélation. Dantec dit avoir rejoint aujourd’hui « sa famille naturelle ». Il vit sa conversion comme « une grâce de Dieu, parce que la foi est une grâce ». Et bien qu’il n’ait pas encore reçu le sacrement de la confirmation, le père Robillard étant  subitement décédé, il se déclare catholique pratiquant, « parce qu’une religion que l’on ne pratique pas –explique-t-il via e.mail – reste du domaine de l’abstraction ». Pourtant, rien n’est plus improbable que sa conversion.

Qui était Dantec, en effet ? Beaucoup de choses en même temps : un  exclu de périphérie, un dandy punk et rockeur, un écrivain maudit, un mythe de masse, une légende vivante, un provocateur. Un grand  trublion anti-moderne, un génie de la culture pop, avec un pied dans le marketing et l’autre dans la musique psychédélique. En somme quelqu’un qui savait parfaitement ce qu’est le nihilisme pour y avoir baigné jusqu’au cou et en avoir largement profité. « Je suis allé jusqu’au fond du nihilisme. Mais à la différence de Houellebecq, j’ai traversé le miroir, et je me suis converti au christianisme. Chose impossible pour un nihiliste » a-t-il dit dans une interview pour l’hebdomadaire français VSD.

Dans sa jeunesse, après des études compromises pour  raisons de santé – il était  asthmatique – et des efforts d’autodidacte à l’université, il avait débuté à la fin des années soixante-dix dans la musique psychédélique, en fondant deux groupes aux noms évocateurs « Etat d’urgence » et « Artefact », groupe expérimental de pop électronique où il jouait du piano et signait des textes futuristes. Il s’était ensuite recyclé dans la publicité, travaillant aux côtés d’un gourou milliardaire. Cela avait été, là aussi, un passage à vide. En effet, un soir, il découvrit le désespoir dont souffrait le gourou avec lequel il travaillait, considéré comme un mythe vivant, mais contraint d’ingurgiter un litre de whisky par jour pour survivre au sentiment d’échec qui le rongeait de n’avoir jamais réussi à écrire un roman. Après des années passées à se torturer les méninges pour vendre des voitures et des softwares, des réfrigérateurs et des goûters, il avait compris qu’il s’était grillé le cerveau et qu’il ne parviendrait jamais à inventer une histoire, à donner vie aux personnages d’un roman, à suivre une trame de plus de trente pages. Et surtout, il avait compris que ses milliards de chiffre d’affaires, sa vie de pacha, ses bolides et ses  jolies filles à la pelle, sa villa à Ibiza et  son bateau à Noirmoutier, ne suffiraient jamais à combler le vide de l’échec.


Ce soir là, Dantec rentra chez lui, il se regarda dans une glace et prit une décision solennelle. Il décida de se mettre à écrire sérieusement. Il quitta l’agence de publicité, en créa une qui fit tout de suite faillite, il se recycla dans le télémarketing et il continua pendant ce temps à travailler sur son premier roman de science-fiction. Lorsqu’il l’eût achevé, après de nombreux refus, il entra, grâce à un ami , en contact avec le responsable de la Série Noire chez Gallimard, et il se présenta avec son trésor rue Sébastien Bottin. C’est là que se réalisa le premier miracle. Patrick Raynal, lut le manuscrit et au lieu de le jeter au panier, il demanda à Dantec d’en écrire immédiatement un autre ex-novo. L’ouvrage parut et ce fut une révélation. Il s’intitulait  La Sirène Rouge. Ce roman obtint une quantité de prix et il se vendit à des dizaines de milliers d’exemplaires, il fut adapté au cinéma et en quelques années – suivi par d’autres romans policiers de science-fiction comme  Les Racines du Mal , Babylon Babies ,  Villa Vortex  - il transforma Dantec en écrivain de masse couronné de succès, porté aux nues par des lecteurs en délire, entouré de cohortes d’admirateurs prêts à diffuser le verbe bouleversant de l’inventeur du « neo-polar », du visionnaire rock qui , avec ses feuilletons techno-mystiques les révélait à eux-mêmes, dévoilant la face cachée d’une époque aveugle et allergique à la conscience d’elle-même comme peut l’être notre époque.

Ainsi naquit Maurice Dantec, écrivain hype et cyber-punk et romancier culte, auteur de romans extrêmes où la métaphysique poursuit la science-fiction, la science-fiction sert à décliner l’apocalypse, et la fiction du roman devient le sismographe de nos inquiétudes. Dans ses livres tout peut arriver.  Cosmos Incorporated, pavé de sept cents pages, paru il y a deux ans, fut écrit sous le signe d’un christianisme de catacombes. Il raconte une humanité perdue dans un monde d’automates, après le finis Europae et la dévastation opérée par le Grand Jihad, où un killer de la mafia russe, programmé pour tuer, découvre à un certain moment appartenir à un infra-monde qui n’apparaît que dans la trace laissée derrière elle par la mort. Dans Grande Jonction  qui en est la suite, paru en septembre, l’action se passe en 2070 : après l’avènement de l’intelligence artificielle, la meta-structure de contrôle qui a fabriqué l’Umu, c’est à dire l’unimonde humain, en pacifiant des créatures qui sont désormais des prothèses faites de science et technique, simples assemblages de données digitales, une autre mutation mortelle est en cours : un virus létal frappe ce qui reste de l’humanité, réduisant le langage au niveau zéro, le convertissant en système binaire pour le contaminer jusqu’à le détruire. Mais arrive le rédempteur, Link de Nova, guitariste de douze ans, prophète, doué de pouvoirs extraordinaires qui, assisté de quelques hommes, réussira à préserver l’humanité dans un autre monde. A partir de la narration, l’obsession apocalyptique de Dantec déborde dans l’autobiographie et de là dans la politique. Lorsqu’on lit le troisième tome de son journal métaphysique et polémique, commencé en 1999 avec le titre prophétique, Manuel de Survie en Territoire Zéro , qui en anglais a un écho glacial,  Survival Manual in Ground Zero , il s’en dégage une impression terrifiante. Le converti qui a découvert la foi et le don salutaire de la transubstentation n’a rien de charitable.. Il n’est pas le messager du Dieu de l’amour, ouvert au dialogue et prêt au pardon. C’est un guerrier, avec une idée claire et précise de l’ennemi à abattre. C’est un croisé qui dégaine sa croix pour repousser ses adversaires, l’islamisation et le nihilisme, l’anti-américanisme et la haine de soi. En somme, il n’y a rien en lui d’évangélique ni de rassurant. Il y a plutôt l’énergie primitive d’un énergumène disposé à tout et prêt au pire, assez sûr de ce qu’il pense pour ne pas s’attarder dans les nuances et pour tirer à bout portant sur la culture gay : « Depuis qu’elle est devenue une soi-disant réalité, on voit beaucoup de jolis torses nus, de pagnes brésiliens et de mains au panier, mais personne n’aura l’idée de mettre en scène une pièce de Jean Genet, même pas pour le Festival   «  Divers Cité » de Montréal qui débutera par la Gay Pride ». Dantec est si péremptoire dans ses convictions qu’il en oublie l’art de la litote lorsqu’il s’agit de dépeindre la lueur ténébreuse qui irradie désormais l’Europe de la post histoire et de l’universalité des droits. « Devenues métaphysiques, Liberté, Egalité et Fraternité, accoucheront d’une espèce de monstre indolore, un simple protoplasme. Un hypermarché ouvert à tous vents migratoires ou mafieux. Un ‘’espace’’ désormais vide de la moindre temporalité, sans volonté historique, sans souveraineté, et surtout non-impérial, et évidemment contraire à la peine de mort et à la guerre. Un espace  « laïc », c’est à dire complètement déchristianisé et paradoxalement ouvert aux technologies purulentes, aseptisées par la contestation-marchandise,  provenant du communisme oriental, au moment où les pays de l’Est avaient finalement réussi à s’en débarrasser, après avoir pleinement joui durant un demi siècle de leur absurdité délirante ».

Il est tellement sceptique et contre-révolutionnaire qu’il ne se fait aucune illusion sur le futur du vieux continent. « Ceux qui continuent à penser que les petites machinations démocratiques dont fantasment les micro-nations indépendantes ou les cons-fédérés (…) de Bruxelles, tiendront  encore debout dans les trente ans à venir, sont les mêmes charlatans qui ont vendu deux paix mondiales, en finissant par imposer deux guerres mécaniques universelles aux populations du monde et à l’Europe, dans la première moitié du vingtième siècle ».

Et si vous lui demandez s’il ne souffre pas, dans son exil au Canada du conformisme dont se moquait Mordechal Richier dans La Version de Barney , il répond : « Le politiquement correct fait aussi des dégâts dans un Québec anti-américain, antisémite de gauche, anti-chrétien, anti-canadien, qui soutient les principes du Hezbollah et ceux de la Gay Pride. Ici cependant, tout est volatile ; une mode s’impose puis disparaît aussi vite, à la différence de la Républike du Frankistan où elle mettra plus de temps à s’enraciner , mais pour ensuite y être inamovible ». Et avec la même morgue que celle qui lui permet de se définir aujourd’hui  écrivain nord-américain de langue française, Dantec part lance au poing contre l’esprit du temps et la tyrannie de la transparence, qui annule le sens du mystère, contre l’excès d’universalisme démocratique qui aplanit, égalise, amollit et confond, jusqu’à l’uniformité. Contre l’antiracisme, qui ne permet pas de discriminer et donc de gouverner des phénomènes complexes comme la crise des banlieues. Contre l’extrémisme gentillet qui toujours, au nom de l’antiracisme finit par basculer dans un racisme contraire, le racisme anti-blanc, dont il est toutefois interdit de parler.

Bref, il y a dans le journal de Dantec, le répertoire complet des illusions progressistes, de l’inouï, de l’insupportable, qui fait du polémiste incendiaire la cible favorite des bien-pensants.

Pour ceux qui souhaiteraient vivre une expérience forte, il suffit d’aller sur internet et d’y chercher la vidéo de l’émission de Frantz Olivier Giesbert, où Dantec était l’un des invités surprise du démocrate-chrétien François Bayrou, candidat centriste aux présidentielles. C’est un morceau d’anthologie, qui eut lieu en septembre 2006. Dantec avait accepté le direct pour le lancement de son dernier roman.  Il s’y est fait traiter de « fasciste » par jean François Kahn,  ténor de gauche et directeur de l’hebdomadaire Marianne. Il faut dire que le sujet était chaud, on parlait d’école et d’éducation et Dantec citait résigné le mot d’ordre des jeunes de banlieue « nique ta mère ». On parlait du déclin de la France et Dantec l’attribuait non pas à l’inertie de Chirac ou à l’analyse de Nicolas Baverez, mais à la révolution de 1789, rappelant le contre-révolutionnaire conte Joseph de Maistre qui, dans les Soirées de St Petersbourg, fut le premier à annoncer l’apocalypse qui suivrait quinze siècles de royauté guillotinée par la Terreur jacobine : « Quelle est votre définition de la civilisation européenne, au sens historique, meta-politique ? » a demandé à un certain point l’écrivain au centriste Bayrou. Et pour toute réponse, le candidat à l’Elysée chrétien démocrate, l’a d’abord prié d’enlever ses lunettes, puis il a bafouillé que cette définition avait été , en effet « massacrée » par la Constitution, sans rien ajouter d’autre. Lorsque Giesbert a commencé à évoquer la trame de Cosmos Incorporated comme le stade final de la dissolution post industrielle, «  je suis l’homme des catacombes » a expliqué Dantec d’un air agressif. «  Et mon livre en est la boîte noire, il sert de virus pour qu’un certain état de mon cerveau pénètre dans le vôtre ». Et encore, quand Giesbert, avec un grand cynisme et peu de scrupules, cherchait l’affrontement en utilisant le mélange de théologie et de science-fiction de  Grande Jonction , Dantec, dans son coin, était sur le point d’exploser. D’un air sombre, il a menacé de représailles Kahn qui l’avait traité de fasciste sur un plateau de télé sans lui permettre de répliquer. Et à l’a fin, il l’a descendu en flèche avec son éloge de la patristique : « Cela fait dix-huit ans que je m’occupe de théologie. Je l’ai découverte en lisant Nietzsche et je suis convaincu que Basile de Césarée est de loin supérieur à la philosophie de Karl Marx, que beaucoup d’entre vous s’obstinent à vénérer. » Il était tellement en colère qu’il s’est levé et qu’il allait partir, au point que Giesbert l’a rappelé. Tout ceci pour dire la charge de tension qu’un tel subversif  parvient à dégager autour de lui.

Ce n’est pas un hasard, cependant, si  American Black Box  - « le dernier plasticage collé aux hypocrisies du progressisme contemporain », comme le dit son agent, Kersan – n’est pas sorti, à la différence des deux premiers tomes, chez Gallimard, mais chez Albin Michel. L’éditeur prestigieux qui avait lancé Dantec a refusé de le publier. Pourquoi ? «  Demandez-leur – répond Dantec -  ils ont peut-être reçu des ordres de la Mosquée de Paris ». L’histoire est en réalité beaucoup plus simple. Chez Gallimard, le climat a changé quand Dantec, au début de l’année 2004, envoya un e-mail au Bloc Identitaire, un groupe d’extrême droite, qui avait même commis une tentative d’ attentat contre Chirac. «  Je suis contre votre anti-américanisme et votre antisémitisme, mais je vous souhaite bonne chance contre les bêtes sauvages des périphéries françaises », avait écrit Dantec, en stigmatisant la violence, l’islamisation et la haine de soi des ghettos de banlieue. C’est pour cette raison qu’il fut attaqué par Libération qui titra : « Il est passé à droite » , et il fut lynché en première page du Monde tandis que chez Gallimard, le directeur de la NRF aurait, paraît-il, laissé échapper, «  j’ai toujours su qu’il était fasciste ». C’est alors que naquirent les perplexités pour le troisième tome du journal. Dantec le proposa à Flammarion, mais lorsque les avocats lui suggérèrent de censurer une dizaine de pages il refusa : «  Je refuse à quiconque le droit de m’imposer ce que je dois penser ». A la fin, malgré une dernière tentative d’Antoine Gallimard, c’est Albin Michel qui l’emporta, éditeur indépendant qui lui a offert un contrat de 8 ans et qui a déjà vendu les deux romans à Random House. «  Je suis passé à un stade supérieur», exulte Dantec. En Amérique ce sera probablement un triomphe.

Ecrit par Maurice G. DANTEC
Le : 28/05/2007

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