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> La une > In-Texto > LES BOBAMANES LES BOBAMANES Le drapeau rouge flotte sur la Maison-Blanche. Depuis le 4 novembre au soir, heure américaine, of course, le monde entier exulte, la communauté internationale se réjouit, des foules font la « teuf », des journalistes tombent en pâmoison, des hommes politiques s'agenouillent devant le miracle, des « artistes » généreusement subventionnés se trouvent des vocations subites d'égéries illuminées par la grâce ou de chauffagistes pour dithyrambes, on voit même certains abrutis « conservateurs » européens se mettre de la partie, cotillons et confettis, en route vers un nouveau monde, en route vers The Change We Need, en route vers la destruction des États-Unis. On peut comprendre le joyeux consensus qui saisit le reste la planète : il était temps ! - la bureaucratie onuzie aura enfin eu raison de la dernière souveraineté impériale qui menaçait son projet de gouvernement socialiste supranational. Et le plus drôle, pour elle, c'est que cela est venu du coeur même de cette entité qu'il faut absolument détruire pour imposer aux hommes de cette planète l'eugénisme totalitaire et l'anéantissement des singularités politiques. Dans les Territoires Occupés de Zéropa-Land, de l'extrême droite à l'extrême gauche, disons tout simplement de l'extrême-nul à l'extrême-rien, on constate le même engouement satisfait, il est probable que la défaite de McCain, « représentant de l'impérialisme et du colonialisme US », entraîne quelques accointances festives entre les intellectuels mononeuronaux du gauchisme altermondialiste et, par exemple, les « penseurs » lobotomisés de la Droite Socialiste, cet oxymore fondamental des nihilistes instruits. Peu importe, ils sont à leur place, tous ensemble, ils sont à leur place avec les représentants des « minorités ethniques» qui n'ont pas peur d'avouer qu'ils ont voté, ou l'auraient fait, pour Barack Hussein Obama parce qu'il deviendrait ainsi le première président noir des USA. Au delà du fait qu'on ne voit guère en quoi son taux de mélanine va l'aider en quoi que ce soit à résoudre les problèmes de la 1ere puissance du globe, on constatera avec délices que promouvoir un homme politique par la couleur de sa peau n'est absolument pas discriminatoire, ni le moins du monde « raciste ». Serait « raciste », évidemment, une déclaration, celle d'un écrivain éminemment réactionnaire par exemple, qui oserait affirmer que tel ou tel candidat à la présidence doit parvenir au poste suprême parce qu'il appartient à la race blanche. Cela fait longtemps que, vous l'avez compris, sous l'autorité des oulémas de l'Onu, ne sont racistes que les Blancs. Un Noir qui dit voter pour un Noir parce qu'il est Noir n'est pas raciste. C'est un homme qui résiste à l'oppression de General Motors et de Kellogs Corn Flakes. Chez les Blancs qui auront suivi la pente savonneuse de cet « humanisme multiracial », un certain nombre ont su dépasser ces simples critères chromatiques, admettons qu'ils en sont à peu près à l'ABC de la Politique-pour-les-Nuls. Noir, c'est bien, ils en conviennent aisément, la culpabilité masochiste du bobo occidental n'est plus à prouver, c'est désormais sa condition ontologique de base. Mais mieux encore, ce « noir » est en fait un « rouge ». Il incarne la preuve vivante que les idéologies démocratiques camouflent toujours une version ou une autre du matérialisme collectiviste. Rien ne pouvait mieux les contenter. Le IVè Reich internationaliste. Alors ainsi le monde entier fait la « teuf », de San Francisco à Tombouctou, de Montréal à Garges-les-Gonesses, du Londonistan à l'Algérie, de la Seine-Saint-Denis à la Seine-Saint-Denis. Il croit, ce monde peuplé d'esclaves, que Barack Hussein Obama va pouvoir agir comme il le pense et comme il l'a promis au peuple américain. C'est le problème des petits gauchistes libéraux éduqués à Harvard. Ils connaissent encore quelques éléments de rhétorique - certes il aurait pu devenir un avocat hors pair - sauf qu'on ne forme pas les politiciens du 21e siècle avec des codes civils et des procédures pénales, mais avec Machiavel, Hobbes, Carl Schmitt et Clausewitz. La politique, c'est à dire le RÉEL, autant dire la GUERRE mondiale en cours, qui est une guerre globale, actualisée sur tous les champs de l'activité humaine, oui, cette guerre comme unique forme pensable du monde va très vite se rappeler à son bon souvenir. Première ironie du sort : c'est grâce à la crise économique qui sévit depuis un an que le gauchiste sauce californienne a pu l'emporter. C'est à cet instant, peut-être, que les réjouissances vont s'arrêter, à tout le moins baisser d'un ton, pour laisser place à une sourde anxiété. Les crises financières, qui ne cesseront de s'amplifier, ou de rebondir, auxquelles s'adjoindront les crises énergétiques et alimentaires, sans parler des conflits géopolitiques, c'est à lui qu'il reviendra de les gérer, et il sera irrésistiblement conduit à appliquer les mêmes méthodes aux mêmes problèmes, c'est à dire celles qui marchent, y compris au prix du sacrifice. Les fêtards bobamanes se mettront alors probablement à rire jaune, quant à moi, c'est le moment où je déboucherai enfin ce Pomerol qui attend une telle occasion depuis des années. En faisant tout pour détruire les États-Unis, la
communauté internationale, en pleine promotion de son idéologie humaniste
mortifère, ne s'est pas encore rendue compte qu'elle était en train de se
détruire elle-même. Ce sera sans doute un effet inattendu, et fort plaisant, de
la Très Sainte Réversibilité. Et la même chose se répétera sur tous les segments stratégiques de cette élection : crise financière générale, économie en récession, problèmes énergétiques, dislocation sociale internationale (migrations de masse incontrôlées, piraterie maritime généralisée, microterrorisme). La baudruche Obama est portée par cette
« dissociété » de post-soixantuitards qui ne veulent pas voir dérangée leur
vision du monde, telle qu'ils l'ont reçue lors d'un trip à l'acide à Big Sur, ou
durant un spectacle au Festival d'Avignon. Même les communistes les plus endurcis qui subsistent encore n'éprouvent que mépris pour les adolescents attardés du démocratisme post-soixantuitard, ces avortons du « gauchisme, maladie infantile du communisme », comme le disait Lénine, nourris aux « films » de Michael Moore et aux « livres » de Noam Chomsky, et qui ont formé le creuset multigroupusculaire d'où est issu Barack Hussein Obama. La chute du communisme aura été l'occasion historique ratée entre toutes. Plutôt que de vouloir implanter des sites de missiles en Pologne ou en Tchéquie sans aucune contrepartie, de faire entrer ses anciens pays satellites dans l'OTAN, structure militaire née de la lutte contre l'idéologie soviétique, plutôt que de pousser la Georgie dans un conflit qu'elle ne pouvait gagner, l'Occident du tournant du siècle aurait pu constituer une nouvelle organisation militaire transocéanique dans laquelle la Russie aurait disposé, enfin, de toute la place qu'elle mérite. D'une simple alliance « atlantique », on serait passé à une organisation boréale et même pan-hémisphérique (Australasie) où la domination s'exercerait sans partage sur tous les océans et les espaces aériens stratégiques du monde. Cette transmutation était non seulement nécessaire, mais elle était possible. Il aurait simplement suffi que les « Européens » aient encore la moindre ébauche de sens historique, en se plaçant au centre de cette nouvelle triple alliance. Mais il est clair que ces « Européens », et leur Commission omnipotente, sont bien trop petits pour l'Europe. D'autre part, il faut savoir que dans ce registre,
ce sont les Démocrates américains, et en particulier leur aile gauche, celle
d'où provient précisément Obama, qui se sont le plus arqués contre tout projet
de transformation stratégique de l'Alliance : Poutine et son « nationalisme »
Grand-Russe, son attachement viscéral au concept de souveraineté politique, ses
méthodes viriles pour régler le problème tchétchène, son mépris de l'ONU, rien
de tout cela ne pouvait correspondre aux « valeurs » des gauchistes surfeurs et
des hédonistes philosophes de boudoir qui ne veulent de l'OTAN que pour
« maintenir la paix » au service de la bureaucratie onuzie. À l'heure où
j'écris ces lignes Barack Hussein Obama fait déjà preuve de son « réalisme » :
il milite désormais pour l'abandon du bouclier anti-missile, la pression de
l'ours russe aura eu rapidement raison de son « patriotisme » de tinettes et de
sa carrure d'athlète. Big Money versus Great America Un constat préliminaire doit être établi : non seulement Obama a trahi la parole donnée deux années durant aux membres de son propre parti, concernant le mode de financement de sa campagne, mais il a délibérément induit McCain en erreur, s'offrant ainsi le luxe d'avoir en sa possession des fonds privés qui équivalaient à dix fois la somme dont le candidat Républicain disposait par l'entremise du système fédéral, sévèrement plafonné grâce aux lois que Mc Cain avait justement fait voter il y a quelques années. Le jour même de l'élection, il restait à Barack Hussein Obama plus de six cent millions de dollars en caisse, dont il n'avait su trouver comment les dépenser ! L'évidence s'impose d'elle-même : quel que soit le
point de vue adopté, le Démocrate gauchiste n'est pas seulement le premier
candidat ouvertement « racial » de l'histoire américaine, il est surtout le
candidat du Gros Pognon, celui des milliardaires californiens, de Seattle, du
Massachusetts ou de Floride. Mais si l'on observe attentivement la
configuration des deux électorats en lice on constate un certain nombre de faits
troublants, et tout à fait enthousiasmants : D'une part, l'Amérique qui entend se soumettre aux
ordres de la « communauté internationale », perdre sa singularité historique,
brader sa souveraineté politique pour l'oligarchie des Commissaires du Peuple
Humain, ni élus, ni mandatés par personne, cooptés, placés, missionnés pour
enrégimenter les nations dans leur « Global Ethics » néo-totalitaire ,
l'Amérique de Bobama et de ses fidèles. Vers une nouvelle Guerre de Sécession Américaine. La faille qui divise aujourd'hui l'Amérique en
deux camps totalement opposés ne peut en aucun cas être résorbée. Car elle agit
à double sens : elle s'exporte dans le monde entier, et elle importe en elle
tous les autres conflits idéologiques, religieux, ethniques, en activité
ailleurs. Il faudrait que les petits Français, et autres
Zéropéens, qui s'agitent comme de pathétiques bourgeoises hystériques pour une
élection qui n'est pas la leur, s'attendent au pire, le retour de flammes ne
sera rien moins que la destruction de toutes leurs sociétés merdiques. Ce qui
subsistera de l'Armageddon qui naîtra en Amérique, personne ne le sait, mais ça
ne pourra jamais être pire que ce simulacre dans lequel l'onuzisme international
veut à tout prix nous faire vivre. Bien sûr, la variable « raciale » fera partie de
l'équation, puisqu'elle s'est trouvée au centre de cette élection fatidique.
Mais on pourra constater avec quelle facilité elle peut être introduite dans des
computations sociales de plus en plus complexes, où l'ethnicité, l'idéologie, la
religion, les modes de vie, les degrés d'urbanisation, les conceptions
politiques, éthiques et économiques, voire esthétiques seront mises à
contribution, au service de la mort. Pour une guerre civile
mondiale L'Union européenne présente un mérite
incomparable : plus elle se fait, plus elle se défait. Après avoir laissé se
dérouler sans réagir d'un iota la guerre yougoslave, donnant un blanc-seing aux
troupiers communistes de Milosevic, elle n'a rien trouvé de mieux à faire, une
fois la Serbie sortie du sous-développement socialiste, que de lui arracher un
morceau entier de son territoire national, au mépris de toutes les lois de
l'Organisation du Néant Universel elle-même ! À ce rythme, il y aura constamment
une dizaine de « nouvelles nations » en attente d'entrer dans ce machin déjà
submergé par les flux migratoires incontrôlés en provenance d'Afrique et du
Moyen-Orient. Alors cette fois, nul doute pour que la Russie
anticommuniste sache en profiter, une bonne fois pour toutes, afin
d'unifier ce continent, par le fer et par le feu, tel qu'il le mérite. Le
contre-pôle russe unifiera l'Europe, contre son gré, et c'est une perspective
des plus réjouissantes. Ce que le communisme, évidemment, ne pouvait parvenir à
accomplir, le nationalisme chrétien grand-russe en sera sans doute
capable. Ainsi, il se pourrait bien que, de deux manières fort différentes, pour ne pas dire inverses, mais telles deux images placées face à face, ce soit bien la Russie et les USA qui tiennent à jamais les destinées du monde entier entre leurs mains. Et jamais, probablement, leurs superpuissances respectives ne seront aussi souveraines que lorsque ces deux nations seront complètement isolées du reste du globe, et de son IVe Reich internationaliste, lorsqu'elles subsisteront comme dernières représentantes de la liberté ET du pouvoir politique qui vont de pair. Je ne saurais dire pourquoi, mais je pressens que le monde va de moins en moins rigoler dans les années qui viennent. Maurice G. Dantec Ecrit par Maurice G. DANTEC |