"Les romans sont des mondes qui vivent en vous et qui demandent, via le fiat lux de votre narration, à prendre corps dans un livre"
American Black Box
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Maurice G Dantec

Grande Jonction

Albin Michel : 774 pages

"Sans doute son roman le plus impressionnant. Avec ce livre, une certitude : on n'écoutera peut-être plus U2 ni Bowie en 2069. Mais on lira probablement toujours Maurice G. Dantec." LIRE - septembre 2006

En 2069, douze ans après l'épidémie informatique qui a détruit l'UniMonde (cf. Cosmos incorporated, 2005), un nouveau fléau frappe Grande Jonction, qui transforme littéralement les humains, à son dernier stade, en modems vivants. Seul résiste encore Heavy Metal Valley, regroupée autour de son jeune messie, Gabriel Link de Nova, et de sa Gibson Les Paul. Survivalisme et informatique, théologie et rock forment un détonnant mélange au service d'une sulfureuse évocation de l'Armageddon. Un roman au souffle puissant porté par une écriture en surfusion. 

2070. 12 ans après la destruction de la Métastructure qui, si elle a pacifié le monde, est parvenue à complètement machiniser l'Homme. Une seconde mutation est en cours : quelque chose se sert du néant laissé par la Métastrucuture pour le détruire. Elle le tue en attaquant le langage. En le ramenant à son degré zéro, en le convertissant en langage numérique, à une suite binaire de 0-1. L'Homme risque de mourir comme une machine, c'est le piège ultime de la technique Seul espoir, l'attente d'une cargaison de livres. Une bibliothèque entière qui bien sûr est extrêmement menacée.

"Link de Nova ne se contentait pas de redonner vie aux machines. Les machines, en retour, veillaient ici sur sa vie. Il était seul. Seul comme un homme face à une armée de bulldozers sauvages."


Quelques critiques de presse


"Son dernier roman est sans doute le plus abouti et le plus impressionnant de tous. Il est écrit avec une Maestria jamais atteinte auparavant".  Le Figaro - Septembre 2006.     

"Bien peu de romans contemporains possèdent l'imagination débordante de Grande Jonction. On n'écoutera peut-être plus U2 ni Bowie en 2069. Mais on lira probablement toujours Maurice G. Dantec. "
 LIRE - septembre 2006.


"Un style unique. Avec ce furieux roman d'anticipation, Dantec marque un retour tonitruant."
L'EXPRESS, septembre 2006.


"Sur le sentier d'excellence de la Sirène Rouge et autres Racines du Mal (l'ambition démesurée en plus). "
FLUCTUA, septembre 2006.

"Le meilleur roman de Dantec depuis Babylon Babies."
Frédéric Beigbeder, Le Vrai Journal, Canal Plus. 


"Ce roman de 774 pages embarque le lecteur dans un voyage bouleversant. Une véritable odyssée dans le temps et l'espace, traversée de fulgurances musicales, peuplée de personnages surprenants et nourrie d'une délirante culture religieuse et scientifique. Ça y est : Dantec s'est hissé au niveau des maîtres américains de la SF. Dantec est le Céline de la Science-Fiction."
LE PARISIEN, octobre 2006. 


Avis de lecteurs


"J'ai pu me procurer un exemplaire de Grande Jonction hier à la première heure. N' étant pas "critique" je ne suis pas payé pour lire, je paie pour lire. Dantec vient encore de frapper un coup superbe, coup qui l'installe un peu plus dans l'élite de la littérature". Samuel Gourio.

"Je viens de finir Grande Jonction. Je ne sais pas si un lecteur non intéressé par la philosophie, la théologie, la science, la foi chrétienne et la musique pourra en tirer un plaisir semblable au mien. Dantec s'est engagé dans une voie tellement exigente et unique, sans concession, que j'ai peur pour lui que son lectorat ne soit finalement très élitiste. J'ai parfois le vertige de croire que je vais être son ultime lecteur. Dantec est un résistant, un réactionnaire. Ses livres, et celui-ci n'échappe pas à la règle, sont des sortes d'armes de destruction massive contre tout ce qui est fait que notre époque est obscène. Son écriture est chamanique. Il me semble maintenant habité et spectateur de lui-même en train d'écrire en voulant sauver ce qui peut l'être, persuadé en même temps de sa victoire et de sa défaite. Joseph de Maistre avait dit en son temps tout ce qu'il fallait penser des lumières et de la révolution française. Dantec reprend le flambeau, et traque les maux de notre temps en les poussant dans leur dernier retranchements. Salutairement anti-moderne, Dantec confirme aussi son statut de lecteur, de spectateur, d'auditeur et son véritable talent pour assembler et transcender ces matériaux divers. En ce qui concerne spécifiquement l'histoire et le style voici ce qu'on peut en dire sans trahir l'intrigue : un mal très particulier attaque l'humanité et c'est dans un petit territoire nord américain que sera élaboré la contre attaque, et le lecteur va pouvoir assister à la jonction entre ces deux forces titanesques : l'homme et la machine, l'infini et le néant, le Logos et le simulacre. Il y a donc des pages d'une grande violence, mais l'ensemble est toujours servi par une écriture superbe, pure, flamboyante. Un dernier mot : je pense que Dantec signe ici la fin la plus aboutie, la plus forte et la plus impressionnante de toute son oeuvre" Laurent.

"J'ai été un des premiers à filer au Virgin des champs mardi et suis sur le point de terminer Grande Jonction. Et je constate que pour la première fois chez lui avec la Sirène Rouge, le roman n'explose pas... c'est l'extase depuis 24 heures, tous mes respects à Maurice Dantec. Luc Gauthier

"Dantec y retrouve une efficacité un peu mise à mal par le précédent volume, conforte ses positions, garde le cap mais prend un peu de distance en écrivant sa propre histoire dans la légende. Une manière de revenir à la maîtrise du verbe qui a fait son succès, et de nous promettre une suite déjà attendue : le retour de l'homme sur Terre?" JBD

Albin Michel - Parution : 2006 - Commander ce livre - ISBN :