"Il est vrai qu'avec le XXème siècle passé, nous n'en sommes plus à quelques dizaines de millions de morts près."
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Maurice G Dantec

Nos "idées" sont des armes. Et elles tuent.

par Maurice G. Dantec le 06/04/2004 Cancer!


TO BURN JEWISH SCHOOLS IS PRETTY COOL ou NOS « IDÉES » SONT DES ARMES. ET ELLES TUENT

Par Maurice G. Dantec

Depuis que le monde est ce qu'il est, im-monde, il existe deux types d'enculés : les enculés et les enculeurs. Les seconds enculent les premiers, c'est tout. Ils s'entendent très bien.

Depuis que l'escroquerie politico-intellectuelle du nihilisme est apparue, en gros à partir de la sinistre Révolution Française, il existe deux types de terroristes : la racaille qui guillotine, et la racaille qui applaudit à la vue du sang. Il arrive parfois que les premiers guillotinent quelques uns des seconds, mais dans l'ensemble, ils s'entendent très bien.

Aujourd'hui on pourrait illustrer la chose ainsi : la non-humanité qui génocide à tour de bras, et celle qui en fait la promotion.

Un très fatal rapport qui unit 800,000 personnes tuées à la machette, et la fameuse Radio-Mille Collines, une relation aussi complémentaire qu'un « spectacle » du dégénéré post-hippie nommé Stevie-O, et les abrutis, accompagnés de leurs porcinettes à piercing, qui se sont offerts une pseudo-émeute merdique sur la rue Sainte Catherine il y a deux jours.

Stevie-O se fait des couilles en or, en les montrant au public et en lui pissant dessus.

Le public ouvre grand la bouche, et montre son cul aux caméras de télévision.

Là encore, règne une entente toute fraternelle.

Existe-t-il dès lors une réelle différence entre ces deux typologies de la (non)-humanité actuelle, que l'on pourrait tenter de mettre en lumière ?

Ténue, pour ne pas dire microfilmique, cette « épaisseur » différentielle, à peine inférieure à celle d'une capote prophylactique, contient pourtant tout ce qui sépare une ordure qui programme des attentats du type 11 septembre new-yorkais ou 11 mars madrilène d'une ordure qui se contente de vomir sa crasseuse haine d'elle-même dans quelque torchon de cuisine nanarchiste, elle contient la différence entre un islamiste marocain qui a les burnes de se faire sauter dans l'immeuble d'une banlieue espagnole et une tarlouze gauchisto-nazie de Montréal qui, 40 ans après les exploits du FLQ à l'encontre des boîtes à lettres fédérales, va mettre le feu à une école juive.

Pour le nihiliste islamiste, la destruction de notre civilisation est une question de VIE ET DE MORT, ce qui pour lui revient au même. Le Juif est pour lui un Ennemi Théologique, et Ontologique, puisque par son existence même, il rappelle scandaleusement que c'est avec le Peuple d'Israël que Dieu a établi sa Première Alliance. Le Chrétien, quant à lui, pire encore, rappelle par sa simple présence, que la Seconde fut scellée par la Divine Incarnation, qui fut le véritable sceau des Prophètes.

Pour le nihiliste nanarchiste, le Juif représente simplement TOUT ce qu'il hait par définition préalable tirée de ses pathétiques lectures « anti-cléricales ». Pour les gauchistes, quelle que soit la sous-race à laquelle ils appartiennent, en effet, le Juif est un « instrument » bien pratique, dès lors qu'il ne sort pas de son rôle de victime EXPIATOIRE du très-méchant-fascisme OCCIDENTAL.

Qu'il se dote d'un État, qu'il récupère la Terre qu'on lui a volé il y a des siècles, qu'il se tienne droit, avec son Dieu, face aux merdaillons des Intifadas programmées, et le Nanarchiste commence à voir trouble, si j'ose dire.

Le venin de la bêtise moderne a déjà ramolli son cortex au point qu'une infection de l'encéphalite spongiforme bovine pourrait lui être profitable, mais désormais c'est le concentré d'excréments de la non-pensée post-communiste qui lui dicte les quelques locutions vaguement cohérentes qu'il est en mesure de proférer.

Ainsi, sur notre site, nous n'avons pu résister à IMMORTALISER la prose des nazillons rouges du Trouble, publiée moins de 2 mois après les attentats du 11 septembre :

J'en ai rêvé.

Ben Laden l'a fait.

Le Nanarchiste du Trouble, comme tous les autres parasites accrochés en bancs de polypes sur les cuvettes de WC puantes de l'Université Islamique de Concordia, ou d'une autre du même acabit, n'aura en effet jamais plus de cran que de RÊVER - la main gauche sur la visière de sa casquette, la droite solidement refermée sur un membre inférieur, quoique central, de son organisme -  de rêver, disais-je, à son merdiculaire phantasme de révolution-pour-nanarchiste.

Le Nanarchiste, petite crevure que la société de contestation a fabriqué pour les besoins de son anus colonisé de métastases, le Nanarchiste, en plus d'être un con, et comme je le disais, une CREVURE, le Nanarchiste peut, par l'équivalent pour lui d'un héroïque sursaut de courage lacédémonien, chier sa haine sanguinolente sur quelque papier-cul que la démocratie subventionnaire lui octroie royalement.

On le verra éventuellement s'attaquer à quelques coupables Honda Civic malencontreusement garées sur son chemin, voire brandir, avec la fierté de ceux qui sont fiers d'être ce qu'ils sont, un doigt d'honneur devant une escouade anti-émeutes. Il ne lui est pas interdit de descendre quelques vitrines, puis de boire une bière en évaluant les dégâts. À ce titre, on peut facilement l'imaginer comme une sorte de miroir « politisé » des dégénérations qui - avec leurs divers Stevie-O - n'osent même pas aller au bout de leur « convictions » autodestructrices, ce qui, au moins, représenterait l'intérêt de nous débarrasser d'un seul coup, un peu comme les membres d'une secte, de toute cette déshumanité (dé)cultivée, grâce aux vertus, pas encore suffisamment promues selon moi, du suicide collectif.

Le Nanarchiste, on le comprend à ces mots n'est donc rien d'autre qu'un petit RIGOLO.

Une crevure, certes, on ne le redira jamais assez.

Mais une crevure COMIQUE.

Cela existe. Il suffit de se rendre à une manif « altermondialisation » pour pouvoir en saisir le portrait, aussi multiple qu'il renvoie à une unique réalité : celle de l'aliénation ultime.

C'est en effet le moment où l'aliénation est parvenue au point de surfusion fétichiste que ni Marx ni Debord ne pouvaient prévoir (il étaient... marxistes); c'est le moment où l'Aliénation devient Révolution. C'est-à-dire le moment où la Révolution devient une marque de T-shirts fabriqués en cannabis équitable.

C'est le moment - exquis, dois je le spécifier ? - de l'HUMOUR involontaire du Nanarchiste, le moment où toute sa prétention bouffie, gonflée paradoxalement par tous les vrais livres qu'il ne lira jamais, apparaît dans toute sa splendide nudité, comme une mémère obèse et octogénaire qui tenterait de livrer la marchandise sur le stage d'un bar à danseuses pour bikers.

Avant de poursuivre ce rapide exposé des déjections intellectuelles qui sont en train de préparer les consciences à l'acceptation du révisionnisme historique général comme base du système orwellien-cool qui se profile, et qui ne mène à rien d'autre qu'au statut de dhimmi, je me dois de dire que le Nanarchiste n'apparaît pas par hasard dans la société occidentale crépusculaire de ce début de XXIe siècle.

Il est le PRODUIT, au sens mathématique, de toutes les équations qu'une société comme le Québec a imposé aux consciences en termes de limites et fondations de la pensée collective.

Depuis que le journal, cette invention des médiocres, a inventé son ultime parasite : le journaliste, la bêtise instruite a produit plus de génocides et de catastrophes régressives que 6000 ans d'histoire écrite n'avaient même pu l'imaginer.

Ainsi,  nous allons déjà pouvoir établir sans trop de mal cette vérité consternante que si une école juive a brûlé hier dans les quartiers nord-ouest de Montréal, l'acte n'est pas isolé. Au delà même de la courbe statistique qui démontre que le Québec, comme son « modèle » caché, la République Jacobine du Chirakistan, connaît une vertigineuse progression des actes criminels antisémites, cet acte n'est pas seulement relié aux autres actes du même genre, il est à relier à un ensemble très cohérent de discours : une véritable sémiologie de l'antisémitisme gauchiste contemporain (tout antisémite est un gauchiste, et réciproquement) reste sans doute à établir mais il ne fait aucun doute que ce geste terroriste a été programmé par des dizaines et des dizaines, je devrais dire des centaines et des centaines d'articles de presse, de commentaires radiophoniques, de chroniques télévisuelles - de Télé-Québec à Radio Canada, d'Amir Khadir à Anne-Marie Dussault, de feu Pierre Bourgault au non moins mort Pierre Foglia, des banalités libérales de La Presse aux coprolaliques déjections des divers Nanars locaux, des gauchards du PQ aux abrutis du NPD (dont cette ordure de Svend Robinson, complice des génocidaires communistes serbes entre 1991 et 1994) - qui ont calmement propagé le plus insidieux des antisémitismes, celui-là même qui conduisit un jour les Onuzis islamophiles et afrocentristes de l'Unesco à décréter que le sionisme était une forme de racisme !

Comme je l'ai déjà dit dans un ouvrage qui date de quelques années qui paraissent maintenant des siècles, on reproche aux Juifs d'aujourd'hui très exactement le contraire de ce qu'on leur reprochait il y a 60 ou 100 ans, soit d'avoir une nation et de se battre pour elle. Pire, il apparaît bien que cette nation ne connaît vraisemblablement pas le destin de n'importe quelle nation sur la Terre. Conception absurde pour un souverainiste-laïcard modèle UFP, un Libéral bourgeois bon teint ou un excrément du Nanarchisme, ce caca très coté pour certaines couches-culottes intellectuelles fournies en kit par une bonne partie des sociologues locaux. C'est pourquoi, tout le monde, au Québec particulièrement, doit être considéré comme le complice actif ou passif de cette petite Krystallnacht, mode couille-molle locale.

Quand le journal La Presse titre : « l'antisémitisme monte d'un cran », dans son numéro du 6 avril 2004, il omet une information des plus importantes. Il aurait dû rajouter, s'il restait dans les crânes de la bourgeoisie gaucho-centriste un microgramme d'honnêteté intellectuelle : et nous y sommes pour quelque chose.

Ainsi, il peut arriver que le Nanarchiste, après une mauvaise lecture de trop, et d'une manière à peu près aussi impromptue que celle avec laquelle sa diarrhée verbale se déverse, à ses pieds, comme sur ceux de ses infortunés voisins, se décide quand même à suivre quelque peu les traces fuligineuses laissées par ses maîtres à penser, par les vraies crevures, les vrais génocidaires, les vrais assassins, ses amis du Syndicat International des Djihâdistes.

Le voici à nouveau, son membre bien en main, en train de rêver à ce que Ben Laden est parvenu à accomplir, ce que lui, pauvre toutou toiletté du léninisme universitaire, s'est jusque là contenté de fantasmer.

Il ne peut tout de même pas détruire deux tours à New York. D'ailleurs, c'est déjà fait.

Et qui, en toute franchise, voudrait se sacrifier sur le stade olympique de Montréal ?

D'ailleurs, qui parle de sacrifice ?

Si l'Islamiste, dans son infâme hérésie, parvient à travestir cette notion jusqu'à celle du suicide-kamikaze, le Nanarchiste, lui, est bien embêté.

Bon, bien sûr, si par hasard il est une star de rock engagée, franchouille de surcroît, il peut toujours avoiner une femme à coups de poing et la laisser mourir dans son sang en se biturant la tronche à coup de vodka, mais s'il n'est rien d'autre que le rédacteur en chef ou le simple pigiste culturel d'une feuille de chou antisioniste et anti-américaine, ou même tout simplement un étudiant attardé et subventionné à ne rien produire durant des années, cela ne lui procurera que des inconvénients. Il se pourrait même qu'il aille en prison. Pour longtemps, je veux dire.

C'est à ce moment que la lueur intérieure du Nanarchiste s'éveille.

Entre l'écoute d'un groupe de rap raciste anti-blanc et l'agitation frénétique de sa main sur son RÊVE, un courant s'établit.

Une étincelle.

Oui.

Voilà. Une étincelle, un peu d'accélérant, une cible à forte charge symbolique, une revendication qui prend appui sur un conflit multimillénaire auquel notre bovidé du noamchomskysme ne comprend bien évidemment pas le plus microscopique appendice historique, et le tour est joué.

Le Nanarchiste, qui suit éventuellement quelques cours d'islamisation rapide grâce à des cassettes de rap made-in-Frankistan, a pu enfin franchir le stade de l'ACTIVISME. Or comme je l'ai appris récemment, en regardant une émission du service public de la CBC, en matière de « culture » seul l'ACTIVISME est aujourd'hui méritoire.

Par exemple Michel-Ange n'était pas vraiment un activiste, et il semblerait que l'on puisse dire la même chose de nombreux peintres de la Renaissance.

On comprend mieux dès lors pourquoi nos Musées d'Art Contemporains préfèrent exposer des crottins d'artistes prélevés directement dans leur bol matinal. Et je ne parle pas de la « culture hip-hop ».

Et on comprend encore mieux pourquoi le Nanarchiste a enfin décidé de passer la vitesse supérieure : les derniers tracts en provenance de son milieu d'adoption l'ont clamé durant des semaines sur les murs de Montréal :

NOS IDÉES SONT DES ARMES.

Pour Nanar, et ses éventuels amis d'une mosquée clandestine ou d'une madrassa d'appartement, il était temps d'agir.

Il était temps de démontrer la vérité de l'assertion : nos idées sont des armes.

Ce fut légèrement plus difficile que prévu, néanmoins.

En effet pour que l'assertion fût vérifiée, il aurait fallu que Nanar soit capable d'émettre, voire même de recevoir, la moindre IDÉE.

On imagine sa perplexité. Ce qui a pour conséquence que la proposition des coalitions pacifisto-nazies doit en fait être lue, par le miracle de la réversibilité dialectique déjà mille fois expliquée par Guy Debord, de la façon suivante :

NOS ARMES SONT NOS IDÉES.

Ah. On comprend déjà mieux pourquoi ELLES TUENT.

Et on comprend encore mieux pourquoi ce furent des LIVRES qui furent l'objet de l'ire des néo-collabos rouges-bruns-verts.

Le Nanarchiste, en effet, n'est rien d'autre qu'un nazillon rouge qui a peur d'assumer PUBLIQUEMENT son admiration pour les autodafés.

Il a peur d'assumer PUBLIQUEMENT sa passion secrète (ce qui fait, en comparaison, du vrai Nazi un modèle d'honnêteté intellectuelle) mais c'est à croire qu'elle le brûle intérieurement, comme aucune autre. Surtout s'il s'agit d'autodafés de livres religieux.

La seule exception serait que quelqu'un veuille un jour brûler le Coran, car pour Nanar, le Coran est plutôt à ranger du côté des manuels pratiques de révolution, il est donc hors de question qu'il le jette au feu avec des exemplaires de la Torah ou des Évangiles.

Mahomet est à placer avec Marx, Bakounine, Lénine, Makhno, Trotski, Castro, Noam-le-Kapo, et les mémoires du chanteur Renaud.

Ce qui fait que Nanar, au sommet de la jouissance, éjacule enfin son texte revendicateur alors que son incendie dévore les livres destinés à l'enseignement des enfants juifs de l'école United Talmud Torahs.

Nanar est au sommet de la gloire, il est le roi de la ville, the King of the Revolution, le Ben Laden du Café Chaos, le Omar Guevara des cultural studies de l'UQaM.

Enfin il a agi.

Il a FAIT.

Juste sous lui.

Ayons une pensée charitable pour Nanar, quelque soient ses origines « ethniques », et son véritable nom, lui qui a su courageusement détruire quelques milliers de LIVRES :

Une âme forgée dans l'acier le plus pur viendra te torcher, j'espère, juste avant de te livrer au feu du Chéol.

Maurice G. Dantec, le 6 avril 2004