
Interview Pezner
par Maurice G. Dantec le 07/04/1999 Magazine du Polar
Interview Maurice Dantec, 7 avril 1999 au Pezner
[Lyon]
Parue dans 813, le magazine du polar en
2000
par Antoine Brisson
Mercredi
7 avril, salle du Pezner à Lyon. La scène lyonnaise la plus alternative recevait
l'ultime concert de la tournée du groupe Schizotrope (composé de Maurice Dantec
et Richard Pinhas) intitulée "Le Plan". Au programme, "lecture-performance" :
Dantec reprend des passages d'ouvrages de Deleuze, Nietzsche et quelques autres,
accompagné par un montage video défilant derrière lui, et surtout la guitare et
la table d'effets de Richard Pinhas, mythique fondateur du groupe Heldon. Dantec
achève donc sa tournée internationale avec Pinhas en France, pour y entamer la
promotion de Babylon Babies, dernier opus en date commis par l'exilé [Dantec
s'est installé à Montréal], et qui s'annonce comme une nouvelle bombe très
attendue par les fans. Un nouveau livre transgenre, annonciateur des formes
romanesques du futur, intégrant les divers champs de la culture mondiale au
niveau littéraire, historique, religieux, scientifique, etc.
Le concert
fini, rendez-vous était pris en coulisse avec l'auteur qui avait dynamité les
genres en 1995 avec Les Racines du Mal, ouvrage mélangeant polar et SF, et qui
avait marqué un tournant dans la littérature noire française en même temps qu'il
redorait les lettres de noblesse du genre fantastique assez sous-estimé en
territoire hexagonal. Il ouvrait au passage une brèche médiatique pour une
nouvelle génération d'auteurs SF que l'on peut enfin apprécier dans la série des
MacNo.
Juste le temps de passer du Schizotrope aux psychotropes, et on
commence.
Questionnaire de Proust de Maurice Dantec
: quel est pour vous le comble de la misère ?
Le comble de la
misère… le comble de la misère… [long soupir de fatigue] Là, après un concert,
je peux pas… J'ai même pas deux neurones qui fonctionnent, c'est dur ce que tu
me demandes, là…
Ça tombe bien, y'a quarante
questions…
Oh putain… [re-soupir] Excuse, mais je crois que ça va
pas être possible, là, je suis pas dans le… Je suis trop naze pour avoir même ne
serait-ce que le moindre mot d'esprit… Désolé…
C'est pas grave,
on va passer à autre chose. On va revenir sur le concert de ce soir : est-ce
qu'on peut dire que Neuromatrix [1] est une première introduction à ce que tu
fais maintenant avec Richard Pinhas ?
Non, c'est pas comme ça qu'il
faut le voir, je crois… C'est que moi de toute façon ça m'intéresse pas de faire
chanteur de rock donc les rares fois que des qui font de la musique m'ont
demandé de faire des choses avec eux j'ai essayé de trouver une manière de faire
la chose qui soit différente. Avec No One, Kmar était le chanteur, donc c'était
réglé…
J'avais discuté avec Thierry Molinier [2] et il m'avait
dit que tu étais rentré sur scène et que tu avais eu un jeu de scène
époustouflant mais très intériorisé…
Ah bon, mais j'ai jamais fait
de scène avec eux…
Pourtant il m'avait dit qu'ils avaient tenté
l'expérience une fois, et que ça n’avait pas été terrible…
Si
j'avais fait une scène, je m'en souviendrais, pourtant…
Donc il
s'est planté…
Peut-être…
Le mélange des images, du
texte et de la musique, est-ce que c'est l'intertextualité que tu avais voulu
essayer, quand tu avais un projet de CD-Rom, une histoire contenant des liens
hypertextes renvoyant à diverses choses [musique, textes, etc.]
Oui,
mais le projet de ce CD-Rom n'a pas abouti donc les problèmes d'intertextualité
restent en suspens tant que ceux de la textualité ne sont pas encore résolus, on
va dire.
C'est marrant de te voir cité par Riton V. [NDLA : dans
le n° 2 des MacNo], parce que Jean-Bernard Pouy aussi te cite plus ou moins
nommément dans La Belle de Fontenay… tu couvres pratiquement une génération
d'auteur…
Ouais, mais tous ces gens-là se connaissent, c'est un peu
des inside jokes, si tu veux…
Cet après-midi à la librairie où tu
dédicaçais tes bouquins, tu as aussi parlé d'un court-métrage, de quoi il s'agit
?
Je ne sais pas. C'est un garçon qui a fait ça, je ne suis au
courant de rien [4].
Ce que je connais de toi, c'est tes trois
bouquins que sont La Sirène Rouge, Les Racines du Mal et Babylon Babies, un
essai dans la revue "Les Temps Modernes", et une nouvelle dans le recueil Paris,
Rive Noire.
Y'a eu la nouvelle du Monde, aussi, Là où tombent les
anges [5], ainsi qu'un texte sur le site web Pagina. Une conférence sur
l'urbanisation du futur [NDLA : transition urbaine, scenarii du futur, dispo sur
Internet], il y a deux ans aussi.
Passons à internet : as-tu un
e-mail ou pas ?
Oui. Mais je fais croire que je n'en ai pas, comme
ça… ça m'évite de le donner.
Est-ce que tu contrôles ta présence
sur le net ?
Tu sais, c'est toujours difficile de contrôler sa
présence sur le net. Je sais qu'il y a plein de sites sur lesquels j'ai des
trucs, mais je les connais même pas tous…
Tu sais combien il y a
d'interviews de toi sur le net ?
Je sais plus. En plus, tu vois, ça
part d'un site à l'autre…
Moi, j'en ai recensées huit, et une
seule a moins de deux ans. C'est amusant de constater ça et en parallèle de
trouver des textes sur l'urbanisation du futur… Y'a rien de récent, en
fait…
Ouais…
[rires] Merci pour le développement de
la réponse…
Non, mais je prépare quelque chose, mais on verra ça
plus tard.
Donc on n'en parle pas maintenant.
Oui. Et
puis, ça n'a pas d'objet…
Est-ce que tu comptes faire un site
perso, comme Houssin, ou Spinrad ?
Non. Je refuse. Je ne veux pas
faire ça.
Pourquoi ?
Parce que… Tu vois, je suis en
pleine phase où… je vais vers l'isolation. Tout ça est très bien, si tu veux,
y'a pas de problème, l'économie en flux continue, le stade schizosphérique
terminal du capitalisme… Personnellement, dans une phase transitoire, je suis en
train de subir pas mal de transformation, le livre en objet-marchandise, par
exemple… Momentanément, je vais faire un petit break…
Justement,
la gestion de la sortie du livre et en même temps la tournée, c'est lourd, non
?
Ça, je ne le referai plus jamais [rires] !
J'ai
trouvé qu'il n'y avait pas eu beaucoup de promo… Y'a les Inrockuptibles qui sont
allés te voir à Montréal, mais sinon, je n'ai pas trouvé qu'il y avait eu
beaucoup de couverture médiatique par rapport aux Racines du
Mal.
Si, si. Ça va venir [6]. Oulah… Ce n'est qu'une longue, longue
montée en puissance. C'est que le début. Le bouquin est sorti seulement y'a
quoi, un mois…Trois semaines, même…
La promo des Racines du Mal
s'était faite plus proche de la sortie du bouquin, si je me souviens
bien…
Tu sais, je m'intéresse peu à ce genre de truc. Eux, ils font
leur plan marketing, je passe un mois en France, je remplis les cases. Et
j'essaie de faire mon job, aussi dans la mesure du possible de ne pas me laisser
piéger par le cycle de la marchandise. Essayer au moins d'être un grain de sable
là-dedans. Mais je ne peux pas faire plus.
Revenons aux Racines
du Mal. Tu peux nous le présenter, ce bouquin ?
Tu ne vas pas me
demander ça… Comment veux-tu que je présente mon propre bouquin ? On n'est pas
journalistes, nous, moi je ne sais pas faire une synthèse de mon travail. Il me
faut 650 pages, déjà, pour pouvoir l'exposer…
Désolé, ce n'était
qu'une honteuse introduction à une question de détail sur le personnage de
Schaltzman. J'avais trouvé que la manière dont il meurt, ça rappelle un peu
Mesrine [7], par rapport au fait qu'il laisse un testament en K7 audio, qu'il
meurt dans un fourgon, points communs qu'il partage avec le défunt ennemi public
n°1…
Je serais tenté de dire que chacun voit midi à sa porte. Moi,
je n'ai pas pensé à Mesrine, mais t'as le droit de faire cette
interprétation-là, ça me pose pas de problème. Si ça a stimulé quelque chose
dans ton imagination…
Tu dis que dans Les Racines du Mal, le
personnage d'Eva Kristensen et le Club des Ténèbres torturent et agissent par
jeu…
C'est ça. Si tu veux, j'ai fait un peu mien un certain
précepte... Il me semble que l'activité supérieure de l'Humanité, et d'une
certaine manière du divin, c'est le jeu [voir Deleuze, qui reprend lui-même
Héraclite, etc.] y compris dans le crime. Ce type de processus humain peut
s'effectuer dans toute sa dimension, et y compris la
criminalité.
J'ai trouvé aussi que si le personnage principal
Darquandier cherchait à coincer le Club des Ténèbres, même si c'était par but
scientifique car c'est sa formation et son boulot, c'était aussi par
jeu…
C'est la même chose, c'est par jeu. J'ai remarqué que plus ça
va, et plus mes personnages sont eux-mêmes aux prises avec des forces comme
s'ils étaient des pions, des figures d'un jeu tout en étant eux-mêmes des
joueurs. C'est un peu un résumé, même s'il vaut ce qu'il vaut, de la condition
humaine, il me semble…
Y'a aussi dans tes bouquins souvent aussi
bien des références textuelles à des bouquins que des trucs plus sous-entendus.
Et j'ai trouvé que toute la nouvelle Là où tombent les anges était en fait un
énorme jeu de piste, avec beaucoup de références à trouver… C'était pas vraiment
"j'écris une nouvelle pour l'avoir fait et basta", mais plutôt "mettre tout ce
que je peux en private jokes"…
C'est exact, ouais… Mais c'est pas
vraiment de la private joke, c'est plutôt des espèces de signes laissés aux
générations futures.
D'où le nom du personnage principal, H. G.
B. Dantzig…
Oui, ça fait partie de ce système,
aussi…
Il y a la fin d'un chapitre dans lequel Dantzig raconte
qu'il a lu les bouquins de son grand-père… Tu n’as pas peur qu'on y voit une
démarche mégalo ?
Si je commençais à avoir peur de ça, alors je
m'arrêterais tout de suite… A partir du moment où tu joues avec toi-même, on te
prend peut-être pour un mégalo… Mais y'a rien de mégalomane, c'est un jeu… c'est
une activité supérieure…
Y'a aussi les photos qu'on a de toi, sur
les quatrièmes de couverture ou sur le net, une image assez rigide, toujours
avec les lunettes noires… le fait aussi que tu te sois barré à Montréal, ça
pourrait être pris d'une manière assez hautaine si on ne veut pas aller plus
loin…
C'est leur problème, qu'est-ce que tu veux que je te
dise…
Pour parler du Kosovo et de la situation actuelle, la
protestation de l'Assemblée Nationale concernant la légalité des premières
interventions m'a rappelé la Sirène Rouge, et l'épisode à l'hôtel de Sarajevo
qui accueille pour un cocktail toutes les personnalités occidentales couvrant le
conflit yougoslave. Et Toorop, mercenaire marqué par les atrocités commises,
débarque là-dedans et remet les pendules à l'heure avec les diplomates en
costard cravate et les journalistes en robe de soirée…
[Il
coupe] J'ai plus rien à dire sur l'ex-Yougoslavie. Je préfère pas parce que… à
la limite, je pourrais dépasser les bornes. On va dire que j'attends l'événement
en cours depuis si longtemps que… je me dis juste qu'avec un peu de chance,
c'est pas encore trop tard. Bon, on verra bien…
T'aimes pas
qu'on te pose cette question, donc je te demandes pas ce que tu vas faire
après…
C'est pas que j'aime pas, c'est que je sais pas… J'aime pas
trop programmer ma vie à l'avance. J'ai des voyages à faire, des expériences
musicales avec l'énergumène nommé Richard Pinhas, des amis à revoir… Maintenant,
j'ai fait ma part de boulot pour un certain nombre d'années, entre le bouquin et
Schizotrope. Ça vaut ce que ça vaut, après les critiques jugeront, mais moi il
faut que je me ressource, que je découvre d'autres choses. Que je reparte un peu
à zéro.
Tes rééditions chez La Noire, c'est dû à tes propos dans
les interviews où tu disais que t'étais pas assez payé chez Gallimard
?
Ah, ça a peut-être fait pression sur la maison… En fait, c'est des
décisions qui ne m'appartiennent plus… La série Noire, j'y suis entré un peu par
hasard, on m'y a bien traité… tant qu'à choisir une case dans l'édition, après
tout, c'était pas si mal, donc… moi, je suis un peu loyal aussi avec les gens
qui ont su prendre le risque, parce que je savais qu'il y avait quand même un
risque, de me publier… Donc voilà…
Au niveau ciné, tu attends ou
craints quelque chose pour les adaptations de tes bouquins ?
Moi, si
tu veux, ce sont des machines qui me sont un peu étrangères. Avec Joël Houssin
qui adapte Les Racines du Mal, j'ai annoté son scénario, mais en toute liberté,
car contractuellement, à tout niveau, je ne suis rien dans l'adaptation. C'est
uniquement entre lui et moi. C'est des échanges d'opinions, d'idées, mais ça va
pas au-delà. Il fait ce qu'il veut de mes idées. Elles sont gratuites, il les
prend ou il ne les prend pas. Moi, je fais des livres et après il y a des gens
qui veulent bien éventuellement les adapter, c'est leur problème, des gens qui
vont les réaliser, ça va être leur problème… des producteurs qui vont peut-être
perdre beaucoup d'argent, ce sera encore leur problème… Voilà,
quoi…
Je te demande ça parce que généralement, les adaptations de
SF ou d'anticipation sont plus ou moins catastrophiques, à part quelques rares
succès…
J'ai pas de jugement a priori… De quoi tu parles
?
Au niveau des fiascos, y'a les adaptations de Gibson qui sont
quand même assez terribles…
[rires] C'est exact…
… et
la seule adaptation réussie, bien que différente du livre, c'est Blade
Runner…
Oui, mais y'a pas de solution, de recette a priori. Même un
bon réalisateur peut rater un film, c'est arrivé aux plus grands. Tu peux aussi
tomber sur un mauvais réalisateur, ou sur un réalisateur qui n'en a rien à
foutre et qui veut juste passer sa gonzesse… Les typologies peuvent pulluler.
Dans le cinéma, tu sais jamais sur quoi tu vas tomber, c'est un peu le problème…
Joël Houssin est bien placé pour le savoir…
Houssin, il fait
partie de cette jeune génération dont on parlait tout à l'heure, plus ou moins
inclus dans cette bande des Kounen, Kassovitz, ou Caro, où tout le monde se
connaît. Et ça peut ouvrir des portes, surtout avec le nom de Dantec
derrière…
Oui, mais moi, c'est pas mon problème, je veux pas mettre
le pied, même le moindre bout d'orteil dans la machine de la production
cinématographique… Je connais un peu, et non merci. S'il y a des gens qui
veulent prendre le risque d'adapter mes livres, eh bien ils prennent ce risque,
ils achètent les droits et ils essayent de faire un film. Je ne veux pas être
partie prenante de ça.
T'as des projets d'écriture au niveau
cinéma, justement ?
Non, non. Moi, j'écris pas pour le
cinéma.
Et tu n'envisages pas ?
Non. Pas maintenant,
en tout cas. Peut-être que dans dix ans, j'aurai changé d'avis, j'en sais rien.
Mais à l'heure où je te parle, non.
Pour l'adaptation ciné des
Racines du Mal, par rapport à ce que tu as proposé à Houssin, t'es rassuré ou
pas concernant les parties philosophiques ou disgressives qui ont une part
importante dans le livre…
Pour l'instant je mets ma réponse en
suspens parce qu'en ce moment Houssin est face à des problèmes de production qui
dépassent allègrement ceux de l'écriture. Mais a priori je suis plutôt rassuré
par le traitement préliminaire de Joël là-dessus.
Parce que La
Sirène Rouge est plus facilement adaptable que Les Racines du
Mal…
On verra bien…
Et Là où tombent les Anges, y'a
quelque chose ?
Non, y'a rien.
Je suis étudiant en
cinéma, et je ne peux donc pas louper cette question : qu'est-ce que c'est, tes
références cinématographiques ?
J'aime pas le mot référence.
Sincèrement, j'ai pas de référence cinématographique, sinon tout le cinéma,
peut-être… sinon, mes goûts, euh… mes goûts sont variés et d'ailleurs variables…
Kubrick, Cronenberg, Lynch, Lars von Trier, Tarkovski, des gens comme ça… Sergio
Leone, Clint Eastwood, pas mal de cinéma américain, John Ford, Mankiewicz,
Hitchcock qui n'est pas américain… Sinon, chez les Français, y'a Méliès qui fut
un génie, j'aime bien certains films de Godard, plutôt dans la première période,
tu dois en connaître...
Alphaville [8] …
Ouais, tout
à fait. C'est peut-être même son chef-d'œuvre, à Godard. C'est un vrai film,
vraiment grand…
Alphaville, j'ai l'impression que ce film est 15
ans avant ce que Brazil a pu être…
Oui… Y'a aussi des mecs comme
Chris. Marker [la Jetée] aussi dans les années 60 dont Gilliam s'est ouvertement
inspiré pour faire 12 Monkeys. Mais il est vraisemblable qu'un mec comme Gilliam
ait beaucoup regardé un certain type de cinéma un peu marginal expérimental
français des années 60.
La Nouvelle Vague,
etc.
Ouais, tout ça. Après cette période, le cinéma français
commence un peu à m'ennuyer, personnellement…
Y'a Blier, quand
même…
Ouais, mais Blier m'a jamais…
Buffet Froid est
quand même grandiose…
Ah ouais, remarque, c'est vrai que Buffet
Froid c'est quand même bien. Je dis pas qu'il n'y a pas eu quelques
trucs…
C'est vrai qu'au début des années 70, la production
française bascule, y'avait moins de prises de risques et plus de tentatives
commerciales…
Ouais, c'est ça… le cinéma français est devenu assez
sage, assez conservateur…
Sinon, tout va bien, tu es content de
ce que tu fais ?
Je suis jamais très content de ce que je fais…
c'est mon problème, mais je vis avec…
Propos recueillis par
Antoine Brisson
Le 07/04/1999 au Pezner (Villeurbanne,
69)
Bibliographie de Maurice G. Dantec:
La Sirène Rouge
[Série Noire, n° 2326 ou Folio Policier n° 1, Gallimard, 1993]
Les Racines du
Mal [Série Noire, n° 2379, Gallimard, 1995]
Babylon Babies [Gallimard, La
Noire, Gallimard, 1999]
NOTES :
[1] : Maurice Dantec a
travaillé en 1997 à l'écriture du dernier album de No One Is Innocent, Utopia.
Sur le dernier morceau, Neuromatrix, Dantec lit des passages des Racines du
Mal.
[2] : Thierry Molinier : ex-batteur de No One Is Innocent.
[3] : Joël
Houssin est l'auteur de la série des Dobermann [entre autres livres], qu'il a
ensuite co-scénarisé avec Jan Kounen pour l'adaptation cinématographique du même
nom.
[4] : Je n'ai recensé à ce jour qu'un documentaire consacré à Dantec :
Les territoires de Maurice G. Dantec, 25', Christophe Derouet, 1998. Ce
documentaire a été diffusé le 19 avril 1999 sur France 2 à… 2h30 du
matin.
[5] : En 1995, Le Monde commande à Maurice Dantec une nouvelle dans le
cadre du cinquantenaire de la Série Noire. Son titre sera Là où tombent les
anges, disponible sur le Net sur le site des OuRs.
[6] : En effet, depuis
cette date, Maurice Dantec est apparu ou a été "promotionné" [liste non
exhaustive et en constante expansion] sur : France Culture, Canal + [NPA],
Libération, Technikart, SF Magazine, etc.
[7] : Impression renforcée par le
souvenir de Trust reprenant un poème de Mesrine pour la chanson Le Mitard sur
l'album Répression [1980], et le fait que dans le dernier album d'Heldon, Dantec
"chante" le poème de Schaltzmann qui sert de prologue aux Racines du Mal.
[8]
: Alphaville - une étrange aventure de Lemmy Caution, Godard, 1964, avec Eddie
Constantine et Anna Karina. Incroyable à première vue, mais pourtant vrai : un
film de SF français et en plus de qualité, dans les années 60.