
America is still alive and well
par Maurice G. Dantec le 03/12/2003 Ring
Des mafieux de la presse gauchiste collectionneurs de langues coupées. Des jeunes schizophrènes semi-amnésiques trimbalant des bombes en plein Jérusalem. Une poignée de soldats perdus à l'autre bout du monde, se battant pour des causes sans espoir. Des gangs de bikers se livrant à une guerre sans merci à coups de lance-roquettes dans les cités d'une Europe en ruines. De jeunes islamistes préparant l'Apocalypse. Un Christ en feu qui hurle à un Etat d'assumer son rôle d'ultime défenseur d'une civilisation sur la voie de la perdition. Une république française désormais paramètrée pour s'auto-démolir. Un Démocrate américain démagogue qui a été à deux doigts d'accélérer le Processus de Destruction Totale de la civilisation occidentale. Bush réélu pour quatre ans qui conserve la maîtrise totale du Pouvoir. Un écrivain génial de science-fiction qui prétend recevoir des messages du futur. N'ayez pas peur.
Exclusivité Ring

Enfer et damnation : les Zéropéens n'auront pas voté pour George W. Bush !
Hé non ! Les Américains non plus, au demeurant.
C'est tout de même incroyable. En effet, jugez donc :
Pourquoi il faut battre Bush, avait titré le Nouvel Observateur en cette fin septembre.
On se demande franchement pourquoi les électeurs américains n'ont pas songé un seul instant à suivre les indications impératives de MM Jean Daniel ou Robert Bénichou ! Mais surtout, on s'interroge, avec tous les lobes frontaux en action, sur la question abyssale que soulève le fait que des journalistes français semblent encore ignorer que les citoyens de leur pays n'exercent pas leur droit de vote aux Etats-Unis, mais dans la république merdique dont le Nouvel Obs' est justement l'un des hérauts les plus féconds, si l'on peut parler ainsi d'un intestin coprolalique dont la production reste à ce jour sans concurrence.
C'était la première fois sans doute que les coquelets du centro-chirakisme faisaient ainsi ouvertement entendre leur caquètements de crécelle depuis le fumier dont ils ont la garde, je veux dire : c'était la première fois dans l'histoire de ce qui fut un jour notre nation, la France, oui, la première fois que les crétins de la Presse aux Ordres essayaient de faire croire à leurs lecteurs que leur minable rédaction de cloportes parisiens avait la moindre chance d'influer le cours de l'élection du Président de la 1ère puissance mondiale !
C'était la première fois qu'à ce point sans doute on prenait les Français pour des cons, ce qu'ils sont devenus pour la plupart (environ 92 % qui soutenait plus ou moins le couple Papa Chirak et Tonton Saddam lors de la Guerre en Irak) mais aussi les électeurs de l'Ohio ou du Texas qui, eux, n'en déplaise à cet écrivain surfait nommé Norman Mailer, qui se prend pour un « intellectuel » - ce que malheureusement il est ! ‑ n'en sont justement pas.
Hé non ! Puisqu'ils vont réélire, qu'ils ont réélu, l'homme qu'il faut - the right man at the right place at the right time‑ à la tête de l'ultime souveraineté occidentale qui ose encore se tenir debout face aux rêves de dominations despotiques de nos amis les Ayatollahs, toutes obédiences confondues.
On comprend mieux, dès lors, la trouille des pétochard hexagonaux, cela fait désormais partie intégrante de leur génétique culturelle : une fois qu'on est un dhimmi, toute rébellion à l'ordre islamique est envisagé comme un grand danger, et avant tout un grand danger pour soi-même, avec raison. La Muttawa de la pensée est en action, et la violence urbaine généralisée évoque déjà les futurs massacres, personne, n'est-ce-pas ? ne désire être décapité à la mode Zarqawi par de petits branleurs de banlieue armés de Kalachnikov, et de la plus totale impunité.
Il faut reconnaître à sa décharge, publique cela va sans dire, que le Nouvel Obs' n'est pas seul en cause.
C'est toute la nomenklatura médiatico-intellectuelle franchouille qui tremble à l'idée du sismique 2 novembre qui s'en vient, celui que vous allez vivre, celui que vous vivez en ces heures ou paraissent ces lignes, bien après qu'elles furent écrites (je reviendrais dans un instant sur cet aspect de la question).
À tel point que les collabos chirakistanais de Marianne se sont fendus d'un monument de solennité aussi pompièrement ridicule que drôlissimement stupide, sous la forme d'une « pétition » d'homoncules nationaux, vaguement diplômés de sociologie féministe ou de journalisme d'opinion dans une université post-moderne ou une autre, demandant aux Américains de ne pas voter pour Georges W. Bush !
Les larmes m'en coulent encore des yeux, de rire, à chaque fois que j'y repense. J'avais lu l'exemplaire du torchon en question dans un point de presse du Plateau Mont-Royal et mes hoquets sporadiques avaient vaguement alerté la libraire, alors que, tout bonnement, j'avais eu l'impression de parcourir un digest involontairement humoristique des perles que notre époque aura produites, comme les usines à pourceaux produisent avant tout des étrons, et un peu de couenne.
Ces sinistres vermisseaux qui grouillent sur le cadavre putrescent de la République font déjà dans leur microscopiques pantalons à l'idée qu'ils vont devoir se taper encore 4 ans d'Empire Américain pur et dur. Ils n'ont pas compris que ce serait le régime de croisière pour toute l'humanité du siècle qui a commencé le 11 septembre de l'an de grâce 2001.
Ils n'ont toujours pas compris que leur monde était mort, qu'ils parlent depuis un monde mort, une France morte, une Europe qui n'existera jamais et que, désormais, les Américains le savent.
Ah oui, ces airs contrits, ces visages grimaçants, ces gueules constipées, sur France-2, TF1, France-3, Arte, Canal-Plus ou Al-Manar-Frankistan, comme je les imagine déjà, alors que je rédige ces lignes moins de 4 semaines avant la date fatidique, celle qui va engloutir tous leurs rêves.
Il fallait voir les mêmes, au lendemain du premier « débat télévisé » pendant lequel, bronzé de frais et dents blanchies, le « brillant » Kerry avait défait Bush « l'idiot ». Ah, oui, comme soudainement on percevait un vicieux éclair de contentement suintant dans les pupilles, comme on ressentait à distance un soulagement perceptible du rectum verbal... Kerry était un bien meilleur « débatteur » que Bush, entendait-on sur le ton mielleux des petites catins collabos, d'ailleurs ce rhétoricien formé à Yale avait participé à de brillants concours inter-universitaires... oh, oui, comme elles étaient presque capables de faire naître en vous un élan de miséricorde, ces faces d'ahuris dont la consternation allait s'avérer d'autant plus cruelle le soir du 2 novembre, une sorte de commisération pouvait, l'ombre d'un instant, menacer de vous emporter devant cette réelle idiotie, cette idiotie instruite, qui ne voit pas plus loin que le bout de ces phantasmes humanitaires de jeune collégienne, lectrice de Sagan, Duras, ou Catherine Millet.
Car voici ce que précisément n'ont pas compris nos « brillants rhétoriciens » de la République des Guillotineurs : les Américains sont des hommes qui agissent. Ils aiment les hommes qui agissent. Ils ne sont nullement impressionnés, à l'exception de quelques pseudo « intellectuels » fascinés par ce Vieux Monde qui lentement d'effondre, nullement impressionnés, disais-je, par les beaux-parleurs. D'ailleurs les sondages l'ont montré, pendant les jours qui ont succédé au débat : influence quasi nulle sur l'équilibre général, dans le « pire » des cas : 2 points de plus pour Kerry, un sondage montrait même un gain d'un point pour chacun des candidats !
D'autre part ‑ mais est-il encore utile
d'essayer de faire entendre quelque fragment de politique à ce peuple d'esclaves
? ‑ d'autre part, les USA ne sont pas une République centralisatrice jacobine
mais une Fédération d'États souverains considérés avec plus d'égards par leur
constitution fédérale que les vieilles nations de l'Union Zéropéenne par leur
Commission de Bruxelles. Le Président des USA n'est pas élu au suffrage
universel, mais par le collège électoral des États, unis par la Fédération.
Qu'importe que Kerry gagne des dizaines de milliers voire des centaines de
milliers d'électeurs dans l'État de New-York, le Vermont, le Massachussets ou
les autres États du nord-est, là où la partie est jouée d'avance
!
Ce qui compte, pour les quatre semaines à
venir c'est l'évolution des « swing voters » de six États clés : Ohio,
Wisconsin, Michigan, Pennsylvanie, Floride et Californie.
Et nous
verrons, vous voyez, vous avez vu l'imprévisible se produire : le « turnout »,
la mobilisation aura été plus profitable au candidat républicain qu'à Kerry. Il
y aura cette fois, à la différence de 2000, un vote populaire confortablement
acquis pour G.W. Bush et on peut être sûr que le Congrès sera plus fortement
conservateur qu'avant, avec des surprises locales à prvévoir (sud Dakota avec
Tom Daschle sur la sellette).
Près d'une semaine après le fameux débat,
trois de ces États semblent toujours acquis à Bush et c'est de ce midwest
industriel que proviendra la surprise.
Bref, redisons-le : les Zéropéens n'ont pas
voté pour Bush, tout simplement parce qu'heureusement ils n'en ont pas le
pouvoir, et les Américains ne les ont pas imités, parce qu'eux, ils en avaient
le devoir.
C'est que les Vieux-Européens, ceux qui se préparent doucement, avec la lenteur mécanique des zombies, à leur assimilation dans l'Eurabistan, pensent encore, tout comme les Démocrates de John Kerry, selon les paradigmes du 10 septembre 2001, les paradigmes d'Avant le Jour J. Selon les paradigmes d'avant la IVe guerre mondiale, la guerre métalocale du Jihâd contre l'Anneau de solidarité occidental.
Selon les paradigmes d'avant l'Armageddon.
Avant le 11 septembre, un « débat télévisé » pouvait encore peser sur le sort d'une élection présidentielle, il pouvait influer sur le choix des indécis, il pouvait faire basculer, d'une petite mais suffisante marge, le résultat final.
Or depuis que les Américains ont vu deux Boeings s'encastrer en direct dans les tours jumelles du WTC, depuis qu'ils ont vu, lu, entendu les « intellectuels » zéropéens (d'Harold Pinter à Alain Soral, la liste est quasiment infinie) clamer leur joie et leur satisfaction, depuis qu'ils ont appris que 90 % des Français, ceux dont je parlais en introduction, soutenaient le régime de Saddam Hussein lors de l'intervention en Irak, et qu'ils n'avaient guère poussé de cris de contentement lorsque l'US Army défit les nazis talibans en quelques jours, depuis que les Américains ont compris qui étaient leurs alliés et qui étaient leurs ennemis (la base de toute politique comme le savait Carl Schmidt), tout candidat qui essaiera de s'appuyer sur l'ONU ou le couple franco-allemand, tout candidat qui se montrera incapable de prendre le commandement d'une offensive tous azimuths, d'une « global war » en réponse à la « global war » des réseaux islamistes, tout candidat qui jouera de la rhétorique et de la mauvaise foi (« flip-flopping », comme disent les Américains) contre la non-relativité absolue des faits, tout candidat qui aura l'air d'ouvrir la possibilité à ce « qu'un pays comme la France puisse opposer son veto à une décision des USA concernant ses intérêts stratégiques » ‑ comme Georges Bush le fit remarquer, sera perdant d'avance. Comme je l'ai dit, et je le redis : Kerry continue de penser le monde du XXIe siècle, et avec lui l'ensemble de la gauche américaine, je devrais dire mondiale, selon le paradigme d'avant le 11 septembre, et cela, les Américains « indécis » l'ont parfaitement ressenti.
Car ces Américains « indécis », ces « swing voters », ne sont étrangement plus si indécis que ca, en tout cas plus autant que la presse de gauche US voudrait le faire croire.
Les Américains du « heartland » le savent, quoiqu'ils ne le disent pas publiquement : L'ennemi c'est l'Islam, et la Vieille Europe (hormis les îles Britanniques et pour le moment l'Italie) qui s'est tout à fait officiellement alliée aux potentats arabes depuis 1973.
Ces gens ne votent pas souvent, sinon pour élire des types bizarres comme Jesse Ventura, cet ancien catcheur devenu gouverneur « indépendant » du Minnesota, au grand dam des « intellectuels » New-Yorkais, Angelinos, de Chicago ou de San Francisco.
Ce courant « indépendant » a visiblement basculé du coté de Bush et le grand « rhétoricien de Yale », ses mimiques exaspérantes d'arrogance, son faux naturel, sa mauvaise foi évidente, a achevé de convaincre cet électorat de s'éloigner de lui.
Les sondages en date du 6 octobre laissent parfaitement lire la tendance.
Et cette tendance, désormais, aucun débat télévisé ne pourra l'inverser, car aucune image n'est plus forte que celle qui s'est à jamais imprimée sur la rétine de 300 millions de nord-américains. Cette image ils ne l'oublient pas, et ce qui passe à l'écran est désormais filtré à jamais selon la perspective donnée par l'événement.
C'est en cela que le 11 septembre signe la fin de la télévision et permet justement l'irruption partout généralisée de la « télé-réalité ». Rien ne pourra jamais concurrencer ces images. Pas même un « brillant rhétoricien de Yale ».
Car, bien évidemment, je sais déjà quel sera le résultat, le soir du 2 novembre. Et je le sais depuis un petit moment déjà. Un résultat qui m'enchante, à vrai dire, au plus haut point. Il faut vraiment être un pétochard de franchouille pour croire un seul instant que le peuple américain va donner sa confiance à un pauvre blaireau comme Kerry, dont on sait maintenant qu'il aura tout simplement conduit une des plus mauvaises campagnes électorales de toute l'histoire du Parti Démocrate, à l'exception d'un ou deux débats télévisés.
Il faut voir avec quel entrain la gaugauche collabo, Nouvel Obs' en tête, comme de juste, a tenté de revendre aux Français l'Amérique selon Kerry, c'est-à-dire une Amérique qui ne ferait pas peur au pétochard collabo franchouille.
C'est là, probablement, que se déploie l'infini de la pensée du Bourgeois, tel que Léon Bloy avait su si bien la déchiffrer il y a un siècle : Au-delà du fait qu'on imagine déjà la tête de tous ces messieurs-dames, si jamais un Newsweek ou un Time Magazine osait faire campagne contre tel ou tel candidat à l'élection présidentielle française, une sorte d'abysse sémantique s'ouvre à l'idée que les rédactions de ces incroyables officines de désinformation que sont devenus les « grands » quotidiens ou hebdos de la presse collabo nationale, font désormais comme si elles s'adressaient directement à l'électeur du Massachussetts, de Californie ou de l'Arkansas, et pas à un demi-million de bobos post-gauchistes concentrés dans quelques arrondissements parisiens, et une poignée de centres-villes encore relativement préservés de la « poésie urbaine » modèle « Sniper ».
Leur monde s'écroule. La Guerre métanationale, cette IVe guerre mondiale qui s'est translatée - en s'inversant et en s'intensifiant‑ depuis la IIIe, depuis la guerre froide, depuis Sarajevo, c'est l'anéantissement de tous leurs sinistres rêves de navets mondialistes ou altermondialistes, c'est le retour, ne devrais-je pas dire : l'irruption de la COSMOPOLITIQUE, comme réponse des souverainetés politiques et religieuses humaines à la biopolitique inhumaine du post-nazisme métalocal et théocratique du Jihâd.
Toujours se rappeler que le nom officiel d'Al-Qaeda est « WORLD FRONT FOR THE JIHÂD AGAINST JEWS AND CRUSADERS ».
Qu'on ne vienne pas me dire que le programme n'est pas annoncé très clairement en toutes lettres.
La IVe Guerre est Mondiale, certes, sauf qu'il n' y a plus, au moment de son occurrence, de monde à proprement parler.
Il n'y a plus qu'une machine, comme le savait il y a cinquante ans Günther Anders, une machine idiote/savante, pour reprendre la terminologie de William Gibson. Une machine parée de tous les attributs du savoir mais qui ignore visiblement l'essentiel : le fait qu'elle ne sait plus rien, justement. Parce que d'agent de transmission - transmission, traditio en latin - elle est devenue organe de démission, machine de régression, dynamique de dévolution : non plus « performance », mais entropie maximale.
Alors on comprend mieux la frayeur des techniciens de surface et des contrôleurs de linéaires de la Machine, genre Nouvel Obs', Libération, ou Marianne, et Le Monde, devant le Monde - justement ‑ qui s'en vient, le Monde qu'ils n'ont pas prévu, le Monde qu'ils n'ont pas voulu voir, le Monde qu'ils se sont refusés à imaginer, alors même qu'ils en fixaient les prodromes, il y a environ 40 années de cela. Le Monstre dont ils refusent maintenant d'affronter le regard, ce monstre absolu qu'est la résurgence moderne, post-moderne, de l'Islam, c'est de leur monde qu'il est né, ce monde où la soumission mentale au marxisme-léninisme avait déjà modelé les esprits pour l'aslama définitive : celle qui vous fait courber l'échine sur un tapis de prière.
Alors, du coup, c'est sûr, l'attitude « unilatérale » d'un « cow-boy du Texas », méprisé ‑ imaginez vous ! ‑ par ces Lumières de l'Univers que sont MM Colombani, Pierre Marcelle, J.F. Kahn ou Jean Daniel, c'est franchement moins « souple », moins « flexible », moins « diplomatique », moins propice, en un mot, à l'adaptation continue de l'organisme aux flux tendus reçus dans l'anus, comme les politiciens serviles en charge du Titanic France, à chaque retour d'une visite à Alger, Tunis, Téhéran ou Damas, nous en offrent une démonstration à la précision pour ainsi dire chirurgicale.
On comprend décidemment à quel point les Américains sont vraiment des cons de ne pas voter comme les Français, ou les habitants du Waziristan, le feraient.
On devine même, c'est à peine dit mais en fait le sous-texte le hurle, que les pétitionnaires de Marianne trouveraient normal que les électeurs Français, Catalans, ou Bavarois, du Duché du Luxembourg, de Finlande et prochainement de Turquie, puissent eux aussi élire le président des Etats-Unis d'Amérique, leur président à eux.
Il existe d'ailleurs un site - dont je tairais le nom - qui organise une « élection mondiale » pour déterminer quel serait le choix des autres habitants de la planète. Comme si les Américains allaient un jour laisser leur sort se décider par les habitants d'Alsace, de Lorraine, du Turkménistan, de l'ex-Congo belge ou des îles Fidji !
Il y a des éclairs de génie dans toutes les fins de civilisations. Pour la nôtre il fallait que ce fût dans l'humour, involontaire mais ô combien efficace, que notre splendeur soit appelée à rayonner au moment de notre disparition.
Car à l'instant même où les bobos du Chirakistan croient pouvoir impressionner les Américains avec leurs gros titres, et leurs gros yeux, la France n'est déjà plus considérée à Washington que comme un pion sans plus la moindre importance sur l'échiquier politique du futur. Un pion dont le sacrifice est déjà planifié.
Dans dix ou quinze ans, la France n'aura pas de siège permanent au Conseil de Sécurité de la machine mondiale qui aura pris la relève de la précédente, celle que nous connaissons aujourd'hui sous le nom d'ONU.
Elle pourra toujours postuler pour son admission à la Conférence des Pays Islamiques.
Maurice G. Dantec -
Montréal, pour Ring